{Interview} Elise Vibert Vallet brodeuse de tatouages

Interview Elise Vibert Vallet  - veste tatouee zoom sur www.tricotine.com

Broderie sur veste par Elise Vibert Vallet

Interview Elise Vibert Vallet  - veste tatouee sur www.tricotine.com

Veste brodée façon tatouage par Elise Vibert Vallet

Interview Elise Vibert Vallet   - veste tatouee detail sur www.tricotine.com

Détail de broderie par Elise Vibert Vallet

Interview Elise Vibert Vallet  - broderie et tatouages sur www.tricotine.com

Broderie en action par Elise Vibert Vallet

Interview Elise Vibert Vallet  - tatouage et broderie sur www.tricotine.com

Détail de broderie par Elise Vibert Vallet

Interview Elise Vibert Vallet  - veste tatouee au fil sur www.tricotine.com

Veste tatouée au fil par Elise Vibert Vallet

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Elise Vibert Vallet brode des vêtements comme on tatoue la peau. Elle s’inspire de cet univers pour ajouter une touche de couleur et de vie à des vestes ou vêtements très simples. Elle a lancé sa boutique sur Etsy E. made by Elise. Nous avons voulu en savoir plus…

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INTERVIEW

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Où habitez-vous ?

Je vis à saint Rémy de Provence dans les bouches du Rhône

Quelle est votre année de naissance ?

Je suis née en 1975

Comment avez-vous découvert et appris la broderie ?

Une amie m’a fait découvert la broderie il y a peut être 3 ans, je n’ai en fait rien appris de spécial, pas de cours si ce n’est des vidéos sur internet. Je brode surtout au feeling! Mais je rêverais d’apprendre la broderie en or… J’aimerais d’ailleurs vraiment faire un stage dans les mois ou les années à venir.

Quels sont vos points préférés ?

Je n’ai pas de point préféré en particulier si ce n’est peut être le french knot et comme je fais beaucoup de remplissage c’est surtout du point droit. D’ailleurs comme vous l’aurez remarqué je ne connais quasi aucun terme technique. Je suis une pure autodidacte qui brode selon son envie et quand j’ai envie de réaliser un point en particulier Internet est mon meilleur ami !

Quel est votre histoire avec le tatouage ?

Le tatouage remonte à mes 17 ans où je me suis faire tatouer pour la première fois. Certaines périodes où événements de ma vie ont fait que j’ai besoin de les faire encrer en moi. Et puis ma sœur est tombée malade et j’ai eu besoin encore plus qu’avant de dessins sur les bras qui me rappelleront par quoi nous sommes passées elle et moi et comment je m’en suis sortie. À sa mort une hirondelle la représentant est d’ailleurs venue se poser sur mon poignet. Bref mes tatouages retracent en grande partie l’histoire de ma vie.

Quelles études avez-vous faites et quelle carrière / projets rêvez-vous de réaliser ?

Je n’ai pas fait d’études plus loin qu’un BTS de communication que j’ai dû arrêter en cours de route car j’ai mis au monde ma première fille il y a 19 ans. Ensuite j’ai travaillé dans des cabinets d’avocats français et américain en tant qu’assistante juridique. Et puis pour mon 3eme enfant j’ai arrêté toute activité professionnelle.
J’ai toujours fait des choses avec mes mains (tricot, crochet, un peu de couture) mais la broderie a pris le dessus sur tout ! Pour tout vous dire j’ai eu un accident à mon index droit qui ne me permet plus de faire les mêmes choses qu’avant et la broderie est tout fait adaptée à la nouvelle vie de cet index.

Avez-vous des projets en cours ?

Je rêverais d’avoir un atelier-boutique à moi pour présenter mes créations, recevoir les gens et pourquoi pas organiser des ateliers mais ici à Saint Rémy les loyers sont très chers… Alors pour l’instant ce que je souhaiterais c’est que mon travail dépasse les frontières de mon atelier à domicile et que les gens puissent le découvrir!

En ce moment je travaille sur une commande : une broderie du logo de Motorhead sur une veste en jean.

 

Merci d’avoir accepté de répondre à nos questions Elise.

 

LIENS UTILES :

La page Facebook d’Elise
La boutique E. made by Elise
Et enfin la nouvelle page Instagram d’Elise

Photographie : Elise Vibert Vallet
Article : Flore Vallery-Radot

{interview} Soierie Vivante : sauvegarde du patrimoine de la soie à Lyon

Association Soierie Vivante - Interview - transmettre le savoir pour le sauver sur Tricotine.com

L’ancien atelier-appartement de Madame Létourneau est l’un des derniers véritables ateliers-maison de canuts de la Croix-Rousse à Lyon. Sauvés par l’association Soierie Vivante vous pourrez admirer ces imposants métiers de passementerie en noyer ouvragé.
Photo : Maxime Brochier

Association Soierie Vivante - Interview - transmettre le savoir du tissage sur Tricotine.com

L’association Soieries vivantes se tourne aussi vers les nouvelles générations et offre des cours de découverte et d’initiation au tissage aux enfants.
Photo : Ludivine Machado

Association Soierie Vivante - Interview - sauver les tissages de Lyon sur Tricotine.com

Grâce à la démarche de ce groupe de passionnés, la préservation de ces machines ancienne et du savoir faire de tissage et de passementerie est préservé.
Photo : Maxime Brochier

Association Soierie Vivante - Interview - sauver les soiries de Lyon sur Tricotine.com

Les ateliers transformés en musée vivant se visitent.
Photo : Maxime Brochier

Association Soierie Vivante - Interview - sauver les metiers a tisser sur Tricotine.com

Si vous passez par Lyon, une visite s’impose à ces témoins de l’âge d’or de la soie qu’a connu la ville.
Photo : Maxime Brochier

Association Soierie Vivante - Interview - sauvegarder les soiries de Lyon sur Tricotine.com

La beauté de ces machines est indéniable. La beauté des textile qui en sortent est fabuleuse.
Photo : Maxime Brochier

Association Soierie Vivante - Interview - passementerie et tissage sur Tricotine.com

Les fils les plus utilisés sont les fils de soie, d’argent et d’or.
Photo : Maxime Brochier

Association Soierie Vivante - Interview - musee lyonnais sur Tricotine.com

La cuisine de l’appartement-atelier de Madame Madame Létourneau.
Photo : Maxime Brochier

Association Soierie Vivante - Interview - musee lyonnais de la soie sur Tricotine.com

La cuisine de l’appartement-atelier de Madame Madame Létourneau.
Photo : Maxime Brochier

Association Soierie Vivante - Interview - metier jacquard sur Tricotine.com
Cartes percées créant un  motif. Les aiguilles viennent soie buter soit passer à travers le carton.
Photo : Maxime Brochier

Association Soierie Vivante - Interview - decouverte des metiers jacquard sur Tricotine.com

Démonstration de la mécanique jacquard.
Photo : Maxime Brochier

Association Soierie Vivante - Interview - aidez a sauver la tradition sur Tricotine.com

Détail d’un métier à passementerie. Plusieurs galons sont tissés simultanément. Ces bandes au décor riche souvent tissés de fils d’or sont la plupart du temps fabriquées pour l’armée, l’église et l’ameublement.
Photo : Maxime Brochier

Association Soierie Vivante - Interview - a Lyon sur Tricotine.com

L’association a pour but de redonner vie aux métiers à tisser et de les faire fonctionner ‘en vrai’.
Photo : Maxime Brochier

Association Soie Vivante - Interview - Details metier de faconne sur Tricotine.com

Explication du fonctionnement d’un métier de façonné.
Photo : Maxime Brochier

Association Soierie Vivante - Interview - transmettre le savoir sur Tricotine.com

Initiation au tissage pour les enfants.
Photo :

 

Hélène Carleschi, animatrice du patrimoine à l’association Soierie vivante, a accepté de répondre à nos questions.

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INTERVIEW

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Comment vous êtes-vous lancée dans l’aventure de cette association, comment cette dernière est-elle née ?
Me concernant, j’ai joint l’association en 2006, à l’occasion de mon stage dans le domaine du guidage. J’ai été très séduite par le fait d’apprendre à tisser pour l’expliquer au public, et aussi par le potentiel énorme des activités pour enfants, qui étaient alors en développement. Après mon stage, je suis restée faire du bénévolat quelques temps, puis j’ai pu être embauchée à mi-temps, puis 3/4 temps et enfin à plein temps :-) cela fait bientôt 10 ans que je travaille à Soierie Vivante, et j’ai toujours autant de plaisir à accueillir le public, montrer le fonctionnement des métiers à tisser, ou animer les activités pour enfants…
Concernant l’association, elle est née en 1993 grâce à Henriette Jeanne Létourneau, maître passementière qui avait vendu son atelier à la Ville de Lyon en prenant sa retraite, pour créer un atelier culturel. Après 10 ans sans que rien ne se passe, elle a été très surprise et déçue de voir que la Ville allait, en 1992, transformer son ancien atelier en logement de fonction, et que ses anciens métiers à tisser allaient être remontés dans les réserves de la Ville. Elle tenait vraiment à ce que l’ensemble (les métiers + l’atelier) soit préservé comme un tout. Après quelques “remous” (pétitions, articles dans la presse…), ses amis l’ont incitée à créer une association de sauvegarde du patrimoine, qui s’appellera donc Soierie Vivante!

De quels métiers parlez-vous ?
Aujourd’hui nous présentons au public 2 anciens ateliers de tissage: le siège de l’association s’appelle l’atelier municipal de passementerie, c’est lui qui appartenait à Madame Létourneau. Dans cet atelier se trouvent des métiers à tisser de passementerie, datant de 1750 à 1890, qui fonctionnent pendant les visites, et qui réalisaient autrefois quotidiennement des galons pour l’armée, des ornements d’église…
L’association présente aussi un deuxième lieu au public, l’atelier municipal de tissage, où se trouvent un métier à bras, datant de 1860, et 2 métiers mécaniques des années 1950. Nous faisons des démonstrations de tissage sur ces métiers. Le local de l’atelier municipal de tissage se visite aussi, nous avons conservé la partie “vie de famille: l’ancienne cuisine, et la “soupente”, chambre à coucher en mezzanine au dessus de la cuisine. Les familles vivaient et travaillaient sur le même lieu.
Nous avons aussi des petits métiers à tisser, utilisés pendant nos activités de tissage, avec des enfants ou des adultes, mais ceux-ci sont récents: ils datent de 2007, et ont été conçus par nos bénévoles…

Que risquent ces anciens ateliers sans votre intervention ?
L’association a pour but de présenter des métiers à tisser “dans leur jus”, c’est-à-dire dans leur lieu d’origine. C’est grâce à Soierie Vivante que l’atelier de tissage est devenu municipal en 2013. C’est en effet l’association qui a proposé son achat à la Ville. Cet atelier appartenait à Madame Fighiera, qui le louait à l’association pour qu’elle puisse le présenter au public. La Ville de Lyon, après avoir acheté l’atelier de tissage, l’a fait mettre aux normes de sécurité, et a fait confiance à Soierie Vivante pour le présenter au public.
Soierie Vivante s’occupe de l’entretien des métiers à tisser, en les faisant fonctionner régulièrement (même si nous ne faisons pas de production), et de faire connaître ses ateliers au public le plus large.

Avez-vous des buts précis pour l’année 2016 ? Organisez-vous des événements/projets dans les prochains mois ?
Nous n’avons pas de projet particulier pour 2016, outre les manifestations auxquelles nous participons régulièrement : journées du patrimoine, forum des associations, nos activités pour enfants… Et nos visites, bien entendu. Nos locaux étant petits, nous ne pouvons pas organiser d’expositions…

Que pouvez-vous conseiller à nos lecteurs pour vous aider ?
Soierie Vivante est une petite association, qui compte environ 250 adhérents, amoureux du patrimoine lyonnais et souhaitant le préserver. En tant qu’association d’intérêt général, l’adhésion est déductible des impôts. Nous serions ravis si vos lecteurs souhaitent adhérer à Soierie Vivante.
Nous sommes également à la recherche de nouveaux bénévoles, pour nous aider dans nos activités quotidiennes. Nous formons bien sûr les bénévoles!

Merci beaucoup Hélène pour tout ce que vous faites ! Et merci de nous avoir fait prendre conscience de la nécessité de garder ces machines en fonctionnement et le savoir-faire qui leur est attaché vivant.
En ces temps sombres où le musée des tissus de Lyon, plus grand et riche musée de ce type dans le monde, est sur le point de fermer ses portes (voir ce numéro de la Gazette des arts textile de Tricotin.com), il est vital que l’on préserve le dernier atelier-maison de canut de Lyon en état de fonctionnement. Sans la démarche de généreux bénévoles et de passionnés ces morceaux d’histoire en seraient plus que des photos et schémas dans des livres. Les passionnés d’histoire et d’arts textiles vous disent merci.

J’encourage ceux qui s’intéressent au tissage et à l’histoire de la naissance et du déclin des soieries lyonnaises depuis le rêve de Louis XI en 1466 jusqu’à nos jours, à lire la section Patrimoine du site Soierie vivante. Elle est concise et bien faite.

 

NOTE : Certaines photos ont été “découpées” pour entrer dans la page de blog verticale. Pour voir les originaux, rendez-vous sur le site de l’association par ici pour le tissage et par là pour la passementerie.

PLUS D’INFOS :
le site de l’association
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