{interview} GIOCONDA PIERACCI l’artiste feutrière italienne inspirée par le Mexique

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Sculpture en laine de Gioconda Pieracci.

Wool sculpture by Gioconda Pieracci.

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Sculptures en laine de Gioconda Pieracci.

Wool sculptures by Gioconda Pieracci.

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Sculpture en laine de Gioconda Pieracci.

Wool sculpture by Gioconda Pieracci.

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Sculpture en laine de Gioconda Pieracci.

Wool sculpture by Gioconda Pieracci.

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Sculpture en laine de Frida Kahlo par Gioconda Pieracci.

Wool sculpture of Frida Kahlo by Gioconda Pieracci.

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Sculpture en laine de Frida Kahlo par Gioconda Pieracci.

Wool sculpture of Frida Kahlo by Gioconda Pieracci.

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Sculpture en laine de Gioconda Pieracci.

Wool sculpture by Gioconda Pieracci.

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Sculpture en laine de Gioconda Pieracci.

Wool sculpture by Gioconda Pieracci.

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Sculpture en laine de Gioconda Pieracci.

Wool sculpture by Gioconda Pieracci.

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Sculpture en laine de Gioconda Pieracci.

Wool sculpture by Gioconda Pieracci.

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Sculpture en laine de Gioconda Pieracci.

Wool sculpture by Gioconda Pieracci.

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Sculptures en laine de Gioconda Pieracci.

Wool sculptures by Gioconda Pieracci.

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Sculpture en laine de John Lennon par Gioconda Pieracci.

Portrait and sculpture of John Lennon by Gioconda Pieracci.

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Sculpture en laine de Gioconda Pieracci.

Wool sculpture by Gioconda Pieracci.

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Sculpture en laine de Gioconda Pieracci.

Wool sculpture by Gioconda Pieracci.

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Portrait de Gioconda Pieracci.

Portrait of Gioconda Pieracci.

In English below

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Elle vit dans un environnement de rêve, avec un arrière plan montagneux, des champs de fleurs ou de neige selon la saison. Gioconda Pieracci est une artiste italienne feutrière qui crée des personnages très particuliers au corps de laine habillé de tissus. Elle puise son inspiration du folklore mexicain, de son effrayant et jubilatoire “Jour des Morts”.

Passionnée de théâtre et de littérature, c’est là aussi qu’elle trouve les idées pour créer ces sortes de marionnettes modelées dans une délicieuse laine des Apennins, brute, non lavée et dont l’odeur et les brindilles encore accrochées vous plongent dans les prairies de montagne… Merci Gioconda d’avoir bien voulu répondre à mes questions.

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INTERVIEW

Où êtes-vous née et où habitez-vous maintenant ?
Je suis née et suis retournée vivre dans une petite ville de la région montagneuse de l’Apennin tosco-émilien en bordure du parc national.

Est-ce que votre environnement joue un rôle dans vos créations ?
Il y a un rôle clé parce que la matière que j’utilise est la laine. Elle a un lien très fort avec le passé de cette région. Il y avait même une micro-économie basée sur le mouton et la production de laine. Celle que j’utilise provient de la dernière filature encore en fonctionnement dans tous les Apennins et qui date des années cinquante.
Et puis la nature de la montagne est très similaire avec celle de cette laine : rude et douce à la fois. La beauté de la nature qui m’environne m’inspire ainsi que la difficulté d’y vivre.

Quelles sont vos autres sources d’inspiration ?
Mon imagination nourrie par mes lectures m’inspire. Je suis une lectrice passionnée de littérature et de poésie. Et par dessus tout, j’adore le théâtre qui fait constamment partie de ma vie.

A quel âge avez-vous appris à feutrer et qui vous a appris ?
J’ai appris à tricoter et crocheter quand j’étais petite. Ces techniques étaient transmises dès l’enfance, c’est une tradition. Je me souviens que ma mère nous envoyait, ma soeur et moi voir une soeur converse qui est toujours chère à mon coeur et qui nous apprenait ces choses-là. Mais en ce qui concerne le feutre,  je suis autodidacte.

Pouvez-vous nous expliquer un petit peu votre processus de création ? Est-ce que chaque pièce fait l’objet d’un plan, d’une esquisse ou est-ce que le processus est plus intuitif ? Créez-vous plusieurs pièces à la fois ?
La plupart du temps mon travail n’est pas planifié d’avance. C’est toujours le résultat d’une inspiration. Je démarre avec une idée initiale et je m’inspire du moment, des couleurs et des matières. Souvent le résultat me surprend moi-même. Pour les sculptures de feutre, je travaille pièce par pièce.

Quel type de laine utilisez-vous ?
Comme je le disais précédemment, j’utilise de la laine locale mais aussi de l’alpaga pour les cheveux et certains détails.

Quelle technique de feutrage préférez-vous ?
J’utilise uniquement le feutrage à l’aiguille.

Vous avez une magnifique boutique Etsy appelée Pupillae. Qu’est ce que ça veut dire ?
“Pupilla” est un mot latin qui veut dire petite poupée. L’image qui est reflétée par l’oeil est toute petite. Le mot pupille est une manière figurative d’indiquer cette diminution de la taille. Pupillae veut dire petites poupées au pluriel.

Comment se passe votre journée type ?
Pour être honnête avec vous, je n’ai pas de journée typique. Cependant, je dédie toujours une partie de ma journée à la création. Je suis contente quand je peux marcher, lire et jouer dans une pièce de théâtre.

J’ai vu de belles photos de vous en train de jouer un rôle dans une théâtre de marionnettes. Racontez-moi !
Le théâtre de marionnettes est né de l’union entre ma passion pour la comédie et la création de mes personnages en laine. Mon partenaire Francesco Macarri et moi avons mis en scène quelques histoires issues de livres sur la vie de Matilda de Canossa racontée aux enfants par Elenora Grasselli.
Bien entendu, j’ai fabriqué toutes les marionnettes !

Votre travail peut être parfois un peu macabre, il semble sortir du Jour des morts au Mexique. Vous avez aussi créé une sculpture fantastique de Frida Kahlo. Comment le Mexique est-il devenu une source d’inspiration ?
Je n’ai jamais été au Mexique mais je me trouve involontairement inspirée et liée à ce pays. L’un de mes chanteurs préférés est le mexicain Chavela Vargas. J’adore Frida Kahlo autant pour sa personnalité que pour son art. L’un de mes réalisateurs préférés est le mexicain Guillermo Del Toro (un petit peu macabre aussi :D). J’ai lu sur l’atmosphère au Mexique dans les livres d’un écrivain que j’adore : Cormac McCarthy. J’aime énormément les couleurs, les traditions un peu dingues et les légendes mexicaines.

Y a-t-il d’autres artistes textiles qui vous inspirent ?
Oh il y en a plein ! Mais Mr.Finch est vraiment immense.

Pouvez-vous nous indiquer des sources d’inspiration sur le net vers lesquelles vous vous tournez régulièrement ?
Lorsque j’ai une idée, j’essaie de m’enrichir d’images et de mots qui vont inspirer mon travail. Je collectionne des images sur Pinterest. Je lis beaucoup. Je collectionne aussi toute suggestion et je laisse la vie de tous les jours m’inspirer. 

Qu’est ce que vous espérez pour le futur ?
Juste vivre avec sérénité, entourée de gens positifs, tout en faisant ce que j’aime faire. Ce n’est pas si simple !

Où peut-on vous trouver ou trouver vos créations ?
Facebook : pupillae
Mon site : pupillae.jimdo.com
Ma boutique Etsy : Pupillae
Instagram : pupillae_art_dolls
Pinterest : Pupillae
Ma boutique Alittlemarket : Pupillae

Merci encore beaucoup, Gioconda, d’avoir accepté de prendre part à cette interview, je vais garder un oeil  très régulièrement sur vos magnifiques créations.

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IN ENGLISH

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She lives in a dream environment, with beautiful mountains in the background, meadows full of flower or snow according to the season. Gioconda Pieracci is an Italian felt artist who creates very particular characters with a body made of wool dressed in fabric. She finds inspiration in the Mexican folk traditions like the scary but jubilant Day of the dead.

Literature and theatre are her prime passions, this is where she also draws her inspiration from. Her puppet-like sculptures are made of delicious mountain wool, in the grease, still baring the odd dry flower or little twig, their smell makes you dive into the high fields and the fresh air… Thank you Gioconda for answering my questions.

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INTERVIEW

Where were you born and where do you live now?
I was born and returned to live in a small town in the Tuscan Emilian Apennines Mountains on the edge of the national park.

How does your environment play a role in your creations?
It has a key role because the material I use is the wool that has a strong link with the past of these places; there was even an entire micro-economy that was based on sheep and wool production. The wool I use, then, comes from the only remaining textile mill in this area of the Apennines, a textile mill that dates back to the fifties.
Then the nature of the mountain that is very similar to the attributes of this wool, rough and soft at the same time. The beautiful nature that surrounds me and inspires me and the difficulty in living in these places.

Where else do you get your inspiration from?
What inspires me is my fantasy supported by my reading, I am a passionate lover of literature and poetry, and last but not least, the theatre which is a constant in my life.

At what age did you learn felting? Who taught you?
I learned to knit and crochet as a child, these techniques were passed on to the children as a tradition. I remember that my mother sent me and my sister to learn from a lay sister who has remained in my heart, but for the felt I am completely self-taught.

Can you give us a little insight into your process? Is each work pre-planned or created very intuitively? Do you work on multiple pieces at one time?
Most of the time my work is not planned in advance but it is always the result of an inspiration, I start with an initial idea and I am inspired by the moment, the colors, the materials, and the result often surprises even me. With felted dolls I always work on unique pieces.

What type of wool do you use?
As I said before, I use local wool but also alpaca for hair and details.

Which felting techniques do you prefer?
I only use the technique of needle felting.

You have a beautiful Etsy store called Pupillae. What does it means?
“Pupilla” is a Latin word which means little doll. The image that is seen reflected in the eye is very shrunk, figuratively assumes the size of a doll with respect to the human body that the doll symbolizes and represents. And hence the plural “pupillae,” which just means dolls.

What is your typical day like?
To be honest I do not have a typical day, but always dedicate part of the day to create and I’m happy when I can walk, read or be part of a play.

I have seen beautiful pictures of you playing a role in a puppet theatre. Can you tell us a bit more about that?
The puppet theatre was born from the union of the acting and my task to create my characters in wool, Me and my partner, Francesco Macarri, dramatized the story from a few books on the history of Matilda of Canossa told to children by Elenora Grasselli and staged the whole thing together.
Of course I made all the puppets!

Your work can be a bit macabre, it looks like the Mexican Day of the Dead. You also created a wonderful Frida Kahlo. How is Mexico a source of inspiration for you?
I’ve never been to Mexico but I find myself involuntarily inspired and linked to this country, one of my favourite singers, Chavela Vargas, is Mexican. I love Frida Kahlo for her personality and her art, also one of my favorite directors, Guillermo Del Toro (a little bit macabre too :D) is Mexican. I have read about the atmosphere in Mexico in the books of a writer I love; Cormac McCarthy. I love the colors, the foolish traditions and Mexican legends.

Are there other textile artists you admire?
Oh so many! But I think that Mr.Finch is immense.

Can you list for us a few resources across any media that you turn to regularly for creative inspiration?
When I have an idea I try to enrich myself with images and words to inspire my work, so I collect images on pinterest. I read a lot. I collect any suggestion and I also let everyday life inspire me. 

What are you looking forward to?
Just live with serenity, surrounded by positive people, doing what I love. Not so simple really!

Where can we find you and where can we buy your products? (courses, websites, social media, etc)
Facebook page: pupillae
My website: pupillae.jimdo.com
Etsy shop: Pupillae
Instagram: pupillae_art_dolls
Pinterest: Pupillae
Shop Alittlemarket: Pupillae

Thank you so much again, Gioconda, for accepting this interview, I will be keeping an eye on your beautiful creations.

{interview} INGE JACOBSEN attaque et enlace de son fil et de son aiguille les magazines de mode

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Magnifique couverture de Vogue brodée au point de croix par Inge Jacobsen.

Magnificent cover of Vogue magazine embroidered with cross stitch by Inge Jacobsen.

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L’une des pièces commissionnées par le joaillier danois Georg Jensen, projet représentant en totalité environ 3 mois de travail à plein temps dont deux semaines avec l’aide de la fameuse école de broderie la Royal School of Needlework venue à la rescousse.

This is one of the pieces commissioned by Danish jewelry maker  Georg Jensen, representing a total of 3 months of full time work including two weeks with the help of The Royal School of Needlework who came to the rescue.

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Une autre des 4 pièces commissionnées par le joaillier danois Georg Jensen et réalisée avec un coup de main, à la fin, de Royal School of Needlework.

One of the 4 pieces commissioned by Danish jewelry maker  Georg Jensen, embroidered with the help of The Royal School of Needlework who came to the rescue.

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Queen B alias Beyonce Knowles, version devant, brodée sur magazine par Inge Jacobsen.

Queen B aka Beyonce Knowles, right side of the work, embroidered on a magazine cover by Inge Jacobsen.

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Queen B alias Beyonce Knowles, version arrière, brodée sur magazine par Inge Jacobsen.

Queen B aka Beyonce Knowles, wrong side of the work, embroidered on a magazine cover by Inge Jacobsen.

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One of my absolute favourite piece. I wish it was still for sale… Embroidered on a magazine cover by Inge Jacobsen.

One of my absolute favourite pieces. I wish it was still for sale… Embroidered on a magazine cover by Inge Jacobsen.

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Couverture du magazine Dazed & Confused brodé par Inge Jacobsen – endroit du travail.

Cover of the magazine Dazed & Confused embroidered by Inge Jacobsen – right side of the work.

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Couverture du magazine Dazed & Confused brodé par Inge Jacobsen – envers du travail. Ce côté est si intéressant et complexe.

Cover of the magazine Dazed & Confused embroidered by Inge Jacobsen – wrong side of the work. So interesting and intricate.

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Couverture du magazine AÏE brodée par Inge Jacobsen.

Cover of AÏE magazine embroidered by Inge Jacobsen.

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Broderie de Rosie Huntingdon-Whiteley sur la couverture de Vogue par Inge Jacobsen – “mon girl crush ultime- c’est de l’amour” dit-elle.

Inge’s embroidered Rosie Huntingdon-Whiteley on a Vogue cover – “my ultimate girl crush- it’s love” she says.

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Broderie de Rosie Huntingdon-Whiteley sur la couverture de Vogue par Inge Jacobsen- envers du travail.

Inge’s embroidered Rosie Huntingdon-Whiteley on a Vogue cover – wrong side of the work.

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Couverture de Gentlemen Quarterly embroidered by Inge Jacobsen.

Gentlemen Quarterly’s cover embroidered by Inge Jacobsen.

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Page d’un magazine, brodé par Inge Jacobsen. Technique du découpage ou de l’appliqué.

Magazine page embroidered by Inge Jacobsen. Cut-out or appliqué technique.

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Kate Winslet  brodée sur la couverture du British Vogue avril 2011 par Inge Jacobsen.

Kate Winslet British Vogue cover from April 2011 by Inge Jacobsen.

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Broderie sur page de magazine par Inge Jacobsen

Embroidered magazine page  by Inge Jacobsen

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Sa majesté la Reine d’Angleterre brodée dans un journal par Inge Jacobsen.

Her Majesty the Queen of England embroidered in a newspaper’s page by Inge Jacobsen.

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Photo de mode parisienne brodée dans le British Vogue par Inge Jacobsen.

Fashion shoot in Paris, from the British Vogue by Inge Jacobsen.

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Kate Moss brodée sur une page de magazine avec la méthode de découpage brodé d’Inge Jacobsen.

Kate Moss embroidered on a magazine page with Inge Jacobsen’s embroided cut-out method.

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Point de broderie différent pour le cheval et la tête de la Princesse Anne.

A different embroidery stitch for Princess Anne and her horse.

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Tissage d’une couverture du magazine Vogue par Inge Jacobsen.

Vogue magazine cover woven by Inge Jacobsen.

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Inge Jacobsen travaille sur la fine frontière qui sépare la femme rendue esclave par le monde de la mode et sa prise de pouvoir rendue possible par la mode.

Inge Jacobsen works on the fine line between women enslavement and women empowerment by the fashion world.

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Oeuvre brodée sur magazine froissé par Inge Jacobsen.

Embroidered work on a crunched up magazine page by Inge Jacobsen.

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Un autre support pour la broderie d’Inge Jacobsen : la page d’un journal.

Another base for Inge Jacobsen: a newspaper page.

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Inge Jacobsen combat la sexualisation à outrance des femmes dans la publicité mais elle dit aussi que la pornographie est un sujet comme un autre.

Inge Jacobsen denounces the over-sexualisation of  women in advertising but she also says that pornography is a subject like any other.

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Couette en action. Elle est faite entièrement de papier – et particulièrement de pages issues du Magazin Vs. “D’abord je les fais tremper dans l’eau, puis je les fais sécher en essayant de leur donner un look abîmé.” Inge Jacobsen

“Quilt in action. Its made completely from paper – specifically the pages of Vs. Magazine. I soak them in water first and then let them dry to give them a worn and distressed look.” Says INge Jacobsen

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Discussion entre la mode et la pornographie. Une broderie d’Inge Jacobsen.

Dialogue between fashion and pornography. An embroidery by Inge Jacobsen.

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Collaboration entre Inge Jacobsen et le photographie français David Ledoux pour leur numéro 5 du magazine AÏE. Une recherche de la frontière entre la mode et le porno.

Collaboration between Inge Jacobsen and French photographer David Ledoux for AÏE magazine, issue 5. A search for the border between fashion and porn.

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Comme ci-dessus, photographie et broderie créée lors d’une collaboration entre Inge Jacobsen et le photographie français David Ledoux pour le magazine AÏE.

As above, photography and embroidery created by a collaboration between Inge Jacobsen and French photographer David Ledoux for AÏE magazine.

 

 

 

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Portrait de l’artiste Inge Jacobsen.

Portrait of artist Inge Jacobsen.

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L’artiste Inge Jacobsen dans son atelier, brodant une page de magazine sur un support de polystyrène.

Artist Inge Jacobsen in her workshop, embroidering a magazine page on a polystyrene base.

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L’artiste Inge Jacobsen brodant une page de magazine.

Artist Inge Jacobsen embroidering a magazine page.

IN ENGLISH BELOW

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Inge Jacobsen est une belle jeune femme, ultra dynamique et créative. Elle a échangé ses pinceaux pour des aiguilles et du fil. Depuis qu’elle a eu son diplôme d’art en 2011, elle est la coqueluche des publicitaires. Le géant American Express lui a commissionné des versions au point de croix de sa fameuse carte. Le Bon Marché à Paris vient de lancer son catalogue de Noël brodé par Inge. Elle expose aussi dans le monde entier et son travail parfois controversé parle avec force du corps de la femme, de sa place dans le monde de la mode.

Avec une méthode très traditionnelle comme la broderie, elle parle de sujets d’aujourd’hui avec l’énergie et le culot de la jeunesse. Sa patte unique au monde est reconnaissable d’un coup d’oeil. Elle brode les couvertures et pages des magazines. Par ce biais, elle prend possession de ce papier glacé, lui donne vie, lui donne un sens à coups de fils croisés ou tirés.

Inge insiste sur le fait que sa démarche est artistique et non pas décorative. Elle ne dévalorise pas la broderie comme art créatif ou loisir mais ce n’est pas ça son dada. Elle crée des oeuvres fortes qui ont un message. Elle a choisi cette technique minutieuse qui demande une grande patience et interdit tout coup de folie ou travail dans l’excitation du moment. Pourtant, calmement, piqûre après piqûre, elle nous envoie un uppercut qui nous laisse bouche-bée…

Un grand merci à elle d’avoir bien voulu répondre à mes questions. Je suis une fan inconditionnelle.

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INTERVIEW

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D’où venez-vous et où habitez-vous maintenant ?
Je viens de Galway en Ireland et maintenant je vis dans la région du West Sussex au Royaume Uni.

Quand et avec qui avez-vus appris à broder ?
J’ai appris à l’école quand je vivais au Danemark et ma grand-mère m’a aussi appris à faire du point de croix.

Étiez-vous une enfant créative ? Venez-vous d’une famille créative ?
J’étais très créative quand j’étais petite, toujours en train de peindre ou dessiner. J’ai déménagé au Danemark quand j’avais 6 ans et ne parlais pas très bien la langue pendant les deux premières années, alors le dessin est devenu mon moyen d’expression.
Mes deux parents sont très créatifs mais ont finalement choisi un job non-créatif, alors ils nous ont encouragés, moi et mon frère, à prendre cette voie.

Qu’est ce qu’il y a dans votre boîte à couture ?
Des aiguilles… plein d’épingles et d’aiguilles et des bouts de fils (juste au cas où !)

Quel type et marque de fil utilisez-vous ?
J’utilise du fil Anchor stranded cotton de Coats. Pour moi, c’est ce qu’il y a de mieux.

Quels sont vos points préférés ?
Cela dépend vraiment de mon humeur mais j’adore broder un bon vieux point de croix et un point arrière un peu anarchique.

Pouvez-vous nous décrire le jour où tout à commencé ? (Je me suis toujours posé la question) Comment se met-on à broder des pages de magazine ?
J’ai commencé à le faire quand j’étais en première année à l’université. Au début, je me considérais vraiment comme un peintre, mais à l’université, j’ai rencontré et partagé un studio avec des peintres hyper talentueux et j’ai su que je ne voulais pas entrer en concurrence avec eux. Et puis l’université m’a appris que les idées étaient toutes aussi importantes que la technique. Le fil était le meilleur moyen pour moi d’explorer mes idées.
Je ne me souviens pas exactement de ce jour, mais je me souviens avoir brodé de la sorte pendant des semaines sans m’arrêter et de penser que quelque chose d’énorme était en train de se passer.

Faites-vous tout cela pour l’amour de la mode ou y a-t-il un autre message derrière ?
Il y a un autre message, c’est à la fois une célébration et une critique. La mode peut rendre la femme objet (et j’y suis opposée) mais c’est aussi un moyen pour elle de prendre le pouvoir. Comme tous les sujets intéressants dans la vie, tout n’est pas noir ou blanc, il y a beaucoup de zones grises.

Est-ce que vous brodez directement le papier glacé ou utilisez-vous un tissu spécial pour le rendre plus solide et plus ferme ?
Je ne veux pas dévoiler tous mes secrets mais je n’utilise pas de tissu spécial…

Vous avez créé des broderies pornographiques sur des photographies et des pages de magazines. Est-ce que votre but est de dénoncé la “pornographication” des femmes comme faire-valoir de biens ou services à vendre ou voulez-vous simplement parler de sexe ?
Je suis féministe. Je crois en l’égalité des sexes tant du point de vue social que politique ou économique. Je ne souhaite pas voir les femmes traitées en objets sexuel en général. C’est quelque chose qui doit être laissé à l’appréciation de chaque individu. Tout comme la mode, la pornographie n’est pas un sujet tout noir ou tout blanc, elle peut donner le pouvoir aux femmes ou les diminuer.
Je pense que nous, en temps que société, aurions besoin de parler plus librement  et ne pas traiter ce sujet en tabou.

Vous avez fait une expo récemment à Paris en collaboration avec le photographe français David Ledoux ? Quel est votre message ?
Alexandra Birchell-White, l’éditrice et cerveau derrière le magazine Aie m’a contactée en 2013 pour travailler sur ce projet avec David Ledoux pour leur numéro 5, appelé ‘The Sweat’ (La Sueur).
Alex avait l’idée de créer des images très sexuelles avec touche de mode. Le but n’a jamais été de faire du porno mais de trouver la frontière entre la mode et le porno. Elle avait vu les découpages pornos que j’avais faits et souhaitais faire quelque chose de similaire avec ces images. David Ledoux a organisé un shoot fantastique et ses images ont vraiment cette aura mode / sexe. Elles sont à la fois choquantes et romantiques.
La technique du découpage est un moyen de retirer les parties clairement sexuelles du corps : presque toute la peau, les seins et son identité. En regardant ces images on ne se concentre pas sur un téton mais plutôt sur les suggestions de ce qui a été retiré. Cependant, ce qui avait été laissé a suffit à faire bannir le numéro en Allemagne et en Australie.

Vous créez une fantastique housse de couette en papier glacé. Quelle est l’idée derrière ce concept ? Peut-on dormir dessous ?
Non, on ne peut l’utiliser, c’est trop fragile. Toutes l’idée c’était de faire une housse en patchwork inutilisable, à partir de pages de magazines de mode et de fil, en mélangeant ainsi le présent et le passé, les loisirs de femme et les centres d’intérêt de la génération de ma grand-mère à la mienne.

Une agence de pub de New-York, Alldayeveryday, vous a commissionné pour American Express, trois versions au point de croix de leurs fameuses cartes de crédit. C’était un gros contrat. Qu’en avez-vous appris ? Que cela vous a-t-il apporté ?
C’était une expérience géniale ! J’ai toujours dit que je voulais que mon travail soit vu dans la pub autant que dans les galeries d’art. Je ne veux pas qu’il y ait de frontière. C’était vraiment une super expérience de travailler avec cette agence et une si grande marque. Leurs cartes sont de vraies icônes et c’était génial d’être invitée à réinterpréter une icône avec ma technique de prédilection.

Vous avez aussi fait un travail fantastique pour le joaillier Georg Jensen. Pouvez-vous nous raconter ?
Historiquement Georg Jensen a toujours soutenu les jeunes talents et j’étais ravie de prendre part à cette longue tradition. J’ai été au Danemark pour rencontrer certains membres de l’équipe et ça a été tout de suite clair qu’on ferait une bonne équipe. Nous utilisons eux comme moi des techniques traditionnelles dans un contexte morderne. Beaucoup de leurs pièces sont encore fabriquées main au Danemark et toutes les miennes sont faite uniquement à la main. J’ai reçu de l’aide d’associés très talentueux pendant le premier mois et demi avant de demander de l’aide à la Royal School of Needlework au Palais de Hampton Court. Les étudiants m’ont aidée à finir le projet en décembre 2011 et la campagne a été lancée dans le monde entier en janvier 2012.
Ca a été l’un des moments les plus excitants de ma vie.

Votre art est absolument partout sur le net, dans les magazines, la plupart des gens “connectés” qui s’intéressent de près ou de loin aux arts textiles et particulièrement la broderie reconnaissent votre travail. Vous avez travaillé avec de très grandes marques. Est-ce maintenant possible pour vous de vivre à 100% de votre art ?
Oui, je suis très chanceuse de pouvoir faire ce que je fais à plein temps.

A quoi ressemble l’une de vos journées typiques ?
J’arrive au studio tôt et commence à travailler. Normalement ça implique un travail de recherche pendant les premières heures de la journée. Au milieu de l’après-midi, je me consacre au travail administratif : emails, marketing, etc. Ensuite, je passe le reste de la journée et de la soirée à travailler sur mes pièces. J’ai tendance à commencer des pièces puis à y revenir des semaines voir des mois plus tard.

Quel est le projet dont vous êtes la plus fière ?
Tous. Je choisis chaque projet parce que je l’ai trouvé intéressant d’une manière ou d’une autre. Je n’ai pas de favoris.

Quel serait le projet de vos rêves ?
En terme de projet mode /commercial j’adorerais faire quelque chose pour Chanel.
En termes de collaborations j’aimerais beaucoup travailler avec le photographe Tim Walker.
Mais c’est assez difficile à dire parce que j’ai eu l’opportunité de travailler avec des gens fantastiques que je n’aurais pas nécessairement connu avant de travailler avec et ça a été magnifique. Alors c’est vraiment difficile à dire, c’est quelque chose dont on ne se rend compte que rétrospectivement.

Sur quoi travaillez-vous actuellement ?
Je viens de finir le catalogue de Noël du Bon Marché avec Petronio Associates. Une expérience extraordinaire. Ezra Petronio est un photographe avec lequel il est très agréable de travailler et son équipe a été géniale pendant toutes les étapes du projet. Je suis très contente d’avoir été invitée à y prendre part.
Le catalogue du Bon Marché vient de sortir, vous pouvez en voir quelques images sur mon compte Instagram : Instagram.com/ingejacobsen.

Comment voyez-vous l’avenir ?
2015 va être année très excitante pour moi. Je n’aime pas trop parler des choses avant qu’elles soient faites, mais gardez un oeil par ici…

Où trouver Inge et ses oeuvres :
www.ingejacobsen.com
Facebook
Instagram
La Galerie Showstudio

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In English

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Inge Jacobsen is a beautiful, ultra-dynamic and creative woman. She has swapped her brushes for needles and yarn. Since she has graduated in 2011, she has become the darling of the world’s best advertising agencies. A giant such as American Express has commissioned cross-stitch versions of their famous card. Paris cult department store Le Bon Marché has just launched its Christmas catalogue de Noël all embroidered by Inge. She exhibits her work all over the planet. Her embroidered works of art sometimes bring controversy; they talk loudly about women’s body, its place in the world of fashion.

Using a traditional method such as embroidery, she speaks of contemporary themes with the energy and the audacity of youth. Her unique touch can be recognised in a blink. She embroiders magazines’ covers and page. She takes possession of the glossy paper and by doing that she brings it to life; with each stab of her needle she adds a meaning to it.

Inge insists on the fact that her work is not decorative. Her approach is an artistic one. She doesn’t mean to depreciate embroidery as a craft or a hobby, but it is not her thing. She creates strong statements. She has chosen this very fiddly method which requires a lot of patience and therefore forbids any crazy impulse, any fast action on the spur of the moment. Yet, calmly, puncture after puncture, she throws you an uppercut leaving you speechless…

Thank you so much Inge for accepting my interview. I am a huge fan of your work.

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INTERVIEW

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Where do you come from and where you live now?

I come from Galway, Ireland and I live in West Sussex, United Kingdom.

When and with whom did you learn embroidery?
I started to learn at school while living in Denmark and my grandmother also taught me how to do cross-stitch.

Were you a very creative child? Do you come from a creative family?
I was very creative as a child, I was always drawing or painting. I moved to Denmark when I was 6 and didn’t speak the language very well for the first couple of years so I expressed myself through drawing instead.
Both of my parents are very creative but ended up in non-creative jobs so they encouraged me and my brother to pursue it.

What’s in your sewing box?
Needles- lots of pins and needles and bits of thread (just in case!)

What type/brand of yarn do you use?
I use Anchor stranded cotton thread by Coats – for me, it’s the best.

What are your favourite stitches?
It really depends on what mood I’m in but I love a good cross-stitch and a wild back-stitch.

Can you describe the day when it all happened? (I always wondered) How did you start embroidering a magazine’s page?
I started doing it when I was in my first year at university. Before then I was very much a painter but at university I came across, and shared a studio, with some amazing painters and knew I didn’t want to be in competition with them. Also, university taught me that ideas were just as valuable as skill, and thread was the best way for me to explore my ideas.
I can’t really remember the day, I can only remember doing it consistently for over a few weeks and thinking this was a big deal.

Is that all for the love of fashion or is there another message there?
There is another message, it’s a celebration and a criticism all at once. Fashion can be very objectifying of women (which I am against) but it is also a source of empowerment. Like all interesting subjects in life, it is not a black and white issue – there’s a lot of grey area.

Do you embroider the page straight away or do you use a paper or special fabric to make it stronger, stiffer?
I don’t want to give away too many of my secrets but there is no special fabric…

You have created pornographic embroideries on photographs and magazine pages. Do you mean to denounce the “pornographication” of women as a selling mean for commercial goods or services or do you simply want to talk about sex?
I’m a feminist – I believe in the social, political and economic equality of the sexes. I don’t want women to be treated as sexual objects in general – that’s something that should be left up to the individual. Like fashion, porn is not a black and white subject to me – it can be both empowering and demeaning to women. I think we, as a society, need to talk about it more openly and not treat it as a taboo subject.

You recently exhibited in Paris in collaboration with French photographer David Ledoux? What was the message there?
Alexandra Birchell-White, the editor and brains behind Aie Magazine approached me in 2013 to work on this project with David Ledoux for issue 5 of the magazine, called ‘The Sweat’ issue.
Alex had this idea in her mind of creating these very sexual images with fashion undertones. They were never meant to be ‘porn’ but boarder between fashion and porn. She had seen the porno cut-outs I had done and wanted to do something similar with these images. Ledoux arranged and did a fantastic shoot and these images really have this fashion/sex aura about them. They are both shocking and romantic.
The cut-outs are a way of removing the obvious sexualised parts of the models body – much of her skin, breasts and identity.
Looking at these images, you don’t really see anything but one nipple, but the suggestions of what was taken away and what was left behind was enough to get the issue banned in Germany and Australia.

You create amazing paper quilt covers. What is the idea behind it? Can one really sleep under it?
No, it can’t be used – it is too delicate. The whole point was to make an unusable quilt made from fashion magazines and thread mixing the past with the present – women’s hobbies and interests from my grandmother’s generation to my generation.

A New-York agency, Alldayeveryday, commissioned you on behalf of American Express, three cross-stitched versions of their famous card. It was a big contract. What did you learn from it and what did it bring you?
It was a great experience, I have always said I want my work seen in commercials and galleries – I don’t want to put up any boundaries. It was such a great experience working with the agency and with such a massive brand. Their cards are iconic and it wonderful to be invited to interpret an icon in my chosen medium.

You also did an amazing work for the jeweller Georg Jensen. Can you tell us a bit more about it?
Georg Jensen has a long history of supporting new talent and I was very excited to become a part of that long standing tradition. I went to Denmark to meet some of their team and it became apparent that this was a good fit. We are both using traditional methods but in a modern context. A lot of their pieces are still handmade in Denmark and all of my pieces are done by hand.
I had help from some very talented associates for the first month and a half before going to the Royal School of Needlework at Hampton Court Palace. The students helped me complete the project in December 2011 and the campaign launched worldwide in February.
It was one of the most exciting times of my life.

Your art is everywhere on the net, in magazines, most “connected” people who love textile and especially embroidery would recognize your work. You have worked with big brands. Is it now possible for you to live 100% from your art?
Yes – I am very lucky to be able to do this full time.

What does a typical day at work involve for you?
Get to the studio early and start working. Normally that might mean research for the first few hours. The mid-afternoon will consist of doing admin work – emails, marketing, etc and then I spend the rest of the day/evening working on pieces. I tend to start things and then come back to them after a few weeks/months.

What is the project your are the most proud of?
All of them – I chose each of them because they were of interest to me in one way or another, I don’t have favorites.

What would be your dream project?
In terms of fashion/commercial projects I would love to do something for Chanel.
I terms of collaborations I would love to work with photographer Tim Walker.
But really it’s hard because I have had the opportunity to work with some fantastic people who I wouldn’t have necessarily known before working with them and it has been a dream. So, it’s hard to say – it’s something I will only know in retrospect.

What are you are currently working on?
I just finished working on the Le Bon Marché Christmas Catalogue with Petronio Associates – an amazing experience. Ezra Petronio was such a fantastic photographer to work with and his team were brilliant every step of the way. I am so pleased to have been invited to be part of it.
The catalogue is out now in Le Bon Marché or you can see a few of the images on my Instagram feed – Instagram.com/ingejacobsen.

What are you looking forward to?
2015 will be an exciting year for me. I don’t like to talk about anything until it is done but watch this space…

Where to find Inge and her work:
www.ingejacobsen.com
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Showstudio

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