australie Archives - Flore Vallery-Radot

{interview} JOANNA FOWLES learning with the queen of Shibori

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Joanna Fowles : présentation du cours de shibori à The School à Sydney (Australie). Exemples de réalisations.

Joanna Fowles: presentation of her shibori course at The School in Sydney. Examples of projects.

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Cours de shibori par Joanna Fowles: fraîchement sorti du vat.

Joanna Fowles’ shibori class at The School in Sydney: fresh off the vat.

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Joanna Fowles à l’école de styling et craft : The School à Sydney.

Joanna Fowles at The School – Sydney.

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Cours de shibori au fabuleux studio de The School à Sydney par Joanna Fowles.

Shibori class in the fabulous studio at The School in Sydney by Joanna Fowles.

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La stylise la plus en vue d’Australie, la charmante et talentueuse Megan Morton accueillant les élèves dans son école The School à Sydney.

Australia’s über-stylist, the charming and talented Megan Morton, welcoming the students to her school, the well named “The School” in Sydney.

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Effet de plumes grâce à un montage sur tuyau, par Joanna Fowles.

Feather effect thank to a PVC pipe, by Joanna Fowles.

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Travail de Joanna Fowles sur l’impression sur soie basée sur un design shibori.

Shibori effect digitally printed on silk by Joanna Fowles.

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Joanna Fowles explique la préparation du vat d’indigo et son fonctionnement.

Joanna Fowles explains how to prepare an indigo vat and how it works.

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Cours de Shibori de Joanna Fowles.

Joanna Fowles shibori class.

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Cours de Shibori de Joanna Fowles : installation de l’espace teinture

Joanna Fowles shibori class: setting of the dyeing space.

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Cours d’indigo par Joanna Fowles : chiffons pour éponger les gouttes.

Joanna Fowles indigo course: rags to soak the drops.

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Megan Morton, la styliste et directrice de The School à Sydney, se charge de faire l’introcution au cours de Joanne Fowles.

Megan Morton, stylist and director of The School in Sydney, starts by presenting Joanne Fowles.

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Matériel nécessaire à la réalisation des mofits : pinces à linge.

Pegs for creating indigo motifs.

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Pinces à linge pour faire sécher les pièces teintes.

Pegs to hang the dyed pieces to dry.

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L’endroit où les pinces à linge ont pincé est resté blanc.

The place where the pegs compressed the fabric remained white.

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Ficelle de coton pour attacher les tissus et laisser blanc les endroits compressés par le fil afin de réaliser des motifs.

Cotton yarn used to tie the fabric so that the compressed places will stay undyed and create motifs.

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Les tissus de coton ou de soie sont attachés ou compressés puis trempés dans de l’eau pour que les fibres s’en imbibe avant de passer dans le vat d’indigo.

Cotton or silk fabric are attached or compressed, then soaked in water so that the fibres are wet and ready to go in the vat.

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Pour obtenir des effets et motifs, il faut compresser certaines parties du tissus. Joanna Fowles vous montre comment faire.

To obtain effects and motifs, you need to compress certain parts of the fabric. Joanna Fowles shows you how to do that.

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Une autre manière de compresser le tissu : utiliser des blocs de formes différentes, plier le tissus et presser le tout grâce à des serre-joints.

One way to do it is to use blocks of different shapes and fold the fabric which will be squeezed by clamps.

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Joanna explique le secret de la compressions sur tuyau.

Joanna explains the secret of pipe compression.

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L’immersion est une autre technique dont le résultat ombré m’a beaucoup plu.

Immersion is yet another technique which ombré aspect really inspired me.

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Joanna a bien expliqué qu’il est préférable d’utiliser des gants pour ces opérations de teinture car les produits présents dans le vat son des produits chimiques. Mais certains d’entre nous n’ont pu résister à mettre les mains à la pâte… c’est tellement tentant…

Joanna explained well that it is highly preferable to use gloves during the dyeing process as there are chemical products involved in the vat preparation. But some of us just couldn’t resist… it was so tempting…

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Il est bien sûr possible, voir recommandé de teinture du fil avec ces techniques. Le résultat est fantastique.

It is of course possible and even recommended to dye yarn with these techniques. The result is fantastic.

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Les premiers résultats par les élèves de Joanna Fowles.

The first results from the student of Joanna Fowles students.

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Les élève sont devenus dingues après les premiers essais. L’une d’entre eux a même demandé si elle pouvait se teindre les cheveux… Megan Morton lui a demandé de se calmer…

Student become crazy after the first tries… one even asked if she could dye her hair… Megan Morton told her to calm down…

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Résultat de la teinture indigo par les élèves de Joanna Fowles.

Results of indigo dying by Joanna Fowles’ students.

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Résultat de la teinture indigo par les élèves de Joanna Fowles.

Results of indigo dying by Joanna Fowles’ students.

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Ma tentative avec de petits elastiques attachés par endroits pré-marqués au crayon.

My attempt with small rubber bands attached at different places marked with a pencil.

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Une élève a teint sa chemise en broderie anglaise.

A student dyed her “broderie anglaise” shirt.

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Plus de place de séchage à l’intérieur ! On commence à envahir le jardin…

No more drying space inside, we are now invading the backyard…

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Encore plus de séchage dehors.

More drying outside.

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A l’extérieur du fantastique studio de The School, on admire les résultats de cette scéance de teinture magique.

Outside the fantastic The School studio, we are admiring the results of the magical dyeing session.

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Une élève ravie du résultat ! Il faut avouer qu’une partie de la magie résulte de la surprise lors du rinçage. On déploie le tissu sans savoir ce qu’on va trouver.

A thrilled student admiring the result! I must admit that a large part of the magic here is the real surprise you get at the rinsing stage. When you unfold the fabric, you never know what it is going to look like.

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L’indigo, dans son bain ou vat, est tout jaune. C’est en sortant le tissu de l’eau qu’on oxyde la teinture et qu’elle devient bleu. C’est aussi ce moment qui est génial.

Indigo, when it its dye bath or vat, is all yellow. It is only when you take the fabric out of it that the dye gets oxidised and becomes blue. This is also an amazing moment.

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Il y avait une très pratique station de rinçage.

There was a very convenient rinsing station.

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Trempage d’une taie d’oreiller pour un effet ombré.

Dipping technique to give a pillow case an ombré look.

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Etape par étape, on ajoute quelques centimètres dans le bain. Le début sera très foncé, et la fin très claire.

Step by step, we add a few inches in the bath. The beginning will be very dark and the end very light.

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Le vent sèche les superbes essais des élèves de Joanna Fowles.

The wind dries the superb first attempts of Joanna Fowles’ students.

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Chacun a essayé d’appliquer une grande partie des techniques expliquées, blocs, fils, pinces à linge, enrobage de fil, etc.

Everyone tried most techniques explained: blocks, yarn tying, pegs, binding, etc.

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Technique d’attache à l’élastique sur une taie d’oreiller.

Rubber band tying on a pillow case.

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L’atelier déborde d’activité et de créativité.

The workshop is buzzing with creativity.

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Des éclairs dans l’indigo réalisés avec la technique du tuyau.

Lightning in indigo created with the pipe technique.

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Technique d’attache à l’élastique sur un tissu de coton.

Rubber band tying technique on a cotton fabric.

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Millie fait sécher sa nouvelle création réalisée avec des pinces à linge.

Millie is hanging her new piece created with pegs.

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Du moment que vous ayez un 100% coton ou très proche, vous pouvez vous lancer, tout objet devient une page blanche pour vos créations bleues.

As long as you have a 100% cotton or very close, you can go for it. Any object is a blank canvas for your blue creations.

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Pré-trempage dans l’eau avant teinture.

Pre-soaking before dyeing.

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Beaucoup de techniques différentes dans ce bain de trempage.

Many different techniques in this soaking bath.

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Foulard de soie teint avec la technique des pinces à linge.

Silk scarf dyed with the peg technique.

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 Teinture avec la technique des blocs : ici deux triangles de bois serrés par un ou plusieurs serre-joints.

Indigo dye using the block technique: here two plywood triangles pinched by clamps.

In English below

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J’ai eu la grande chance de pouvoir suivre le fameux cours de shibori de Joanna Fowles à Sydney. J’ai adoré le côté magique de l’indigo. Si vous n’avez pas tenté l’expérience, je vous recommande chaudement de le faire. C’est un peu comme la potion magique des contes de fées, vous transformez n’importe quel truc bête et méchant and magnifique pièce d’un bleu de rêve….

J’ai également été fascinée par la manière intelligente, simple et très didactique avec laquelle Joanna explique le processus et les différentes techniques. Cela m’a donné envie de transformer ma maison en tout indigo (sans blaguer). J’ai commencé par ma chambre à coucher.

Une fois de plus, je suis très reconnaissante à Megan Morton, la championne des stylistes australienne, qui a le don de trouver les meilleurs artistes tant par leur talent, leur technique mais aussi pas leur approche didactique et sympathique. Ici, en Australie, vous ne pouvez tourner les pages d’un magazine sans tomber sur elle. Et pour cause… si vous voulez connaître les dernière tendances dans le monde faites régulièrement un tour sur le programme de sa fameuse école de stylisme et de craft : “The School” et suivez-la sur Instagram.

Merci beaucoup Joanna d’avoir accepté de répondre à mes questions. Je suis bien consciente du jonglage permanent entre votre travail, votre maison et votre adorable bébé. Alors trois fois merci !

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INTERVIEW

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D’où venez-vous et où vivez-vous aujourd’hui ?
Je viens du comté de Shropshire en Angleterre et je vis maintenant à Sydney (en Australie).

Quel est votre lieu préféré dont vous tirez votre inspiration ?
L’Inde. C’est une immense source d’inspiration tant pour ses habitants, sa culture, sa cuisine, ses couleurs et par dessus tout pour son artisanat et ses traditions textiles. J’ai la chance d’y verni presque chaque année car le père de mon compagnon vit là-bas. 

Vous avez étudié le design textile au Chelsea College of Arts de Londres, continuez-vous de faire des recherches ou d’explorer les possibilités offertes par les arts textile ?
Oui ! En tant que professeur à l’université et également pour mon développement personnel, il est crucial de faire des recherches et de se tenir au courant des évolutions qui se passent dans le monde textiles et d’autres activités artistiques.

Votre spécialité semble être la teinture textile : shibori, screen printing et impression digitale. Pouvez-vous brièvement nous décrire le processus pour chacune de ces techniques?
Le shibori est un processus de teinture traditionnel japonais à l’indigo par ligature, couture ou compression de parties du tissu.
Le Screen printing ou teinture à l’écran est un processus qui utilise un pochoir coupé à la main ou photographique appliqué sur un écran pour imprimer à la main une image.
L’impression digitale ou digital printing est fantastique car on peut imprimer des milliers de couleurs différentes. Un fichier peut être émis par votre ordinateur et vous être livré comme tissus sous une semaine.

Comment décrieriez-vous votre esthétique ?
C’est une combinaison d’abstrait et de géométrie qui est à la fois chaotique et raffinée ! Expérimentale and ludique avec un amour de la couleur.

Quel type d’indigo utilisez-vous et pourquoi ?
J’utilise le naturel et le synthétique. Résultats créatifs et magnifiques pour les deux.

Teindre de grande pièce implique un grand espace. Avez-vous un grand atelier pour vous permettre de travailler ?
Oui, j’ai beaucoup de change. J’ai un studio qui me permet de faire autant de bazar que je veux.

Vous avez une boutique en ligne www.lineontheside.com où vous vendez du magnifique linge de maison, des coussins, des nappes qui sont également vendus dans des boutiques branchées en Australie et dont on parle dans le monde entier. Vous avez aussi eu un article dans notre magazine français “Glamour Magazine”. Comment ce projet a-t-il démarré ?
C’est en fait une collaboration avec mon amie textile designer et reine du screenprinting : Kate Banazi. Line On The Side (ou L.O.T.S pour faire court) est notre projet collaboratif, né d’une passion mutuelle pour tout ce qui est fait main, le screenprinting et le design textile. C’est grâce à Instagram que la connexion s’est faite !
Nous nous suivions mutuellement, bizarrement, sur Instagram et nous sommes rencontrées par hasard dans un magasin appelé The Standard Store à Surry Hills (quartier de Sydney) en août dernier. On a tout de suite accroché et l’idée de cette collaboration est née. Maintenant elle ne peut plus se débarrasser de moi, on partage un studio et notre idée collaborative est devenue un business.

Vous avez un bébé d’un an, comment parvenez-vous à jongler avec votre carrière d’artiste et votre vie de maman ?
Certains jours sont plus faciles que d’autres. A mesure qu’il grandit je parviens mieux à équilibrer ma vie de mère et mes activités créatives. Mon compagnon m’aide beaucoup particulièrement le soir et les week-ends ce qui me permet d’avoir du temps libre que je passe dans mon studio. J’ai la chance d’avoir un travail particulièrement flexible et je peux travailler à mi-temps et le week-end. 

Comment est votre journée type ?
Il n’y a pas un jour pareil.

Vous enseignez les techniques de textiles avancées à L’Université technologique de Sydney. Vous animez des cours-ateliers de shibori et impression sur textile à l’école de stylisme The School à Sydney et Harvest Textiles à Melbourne. Que vous apporte l’enseignement ?
Je le trouve immensément gratifiant. C’est un privilège d’enseigner aussi bien au grand public qu’à des élèves d’université. Je trouve très excitant et inspirant d’être un mentor et de doucement guider les gens vers leur propre choix. Et puis le dialogue sur des choses excitantes génère toujours des nouvelles idées. 

J’ai eu la change de prendre un de vos cours à The School : le cours d’indigo :) J’ai adoré  cette journée ! Vous avez une façon très naturelle de rendre le processus accessible à tous. Chaque élève du cours est reparti avec un gigantesque sourire aux lèvres et une pile de textiles magnifiques. Comment vous faites ?
Merci. Je n’en ai vraiment aucune idée pour être honnête mais ça me faire énormément plaisir de l’entendre. :)

Que diriez-vous aux fans d’arts textiles qui ont un peu peur de se lancer dans al teinture indigo ? (trop compliqué, trop de produits chimiques…)
Venez à un atelier ou un cours et découvrez la magie de l’indigo…

Quelles sont les tendances préférées du monde textile en ce moment et celles que vous n’aimez pas ?
Je crois que c’est la tendance indigo qui se mondialise à vitesse grand V qui me fascine.
J’ai toujours du mal avec le design textile “digital” (ou électronique) qui est lourdement répété. On m’a appris qu’un design répété ne doit pas être trop lourd. Cela modifie le look d’un design totalement à moins que cette technique soit utilisée de manière subtile. Le motif finit par ressembler à des insectes ou des aliens ! C’est un petit truc qui m’énerve.

Quel a été le moment phare de votre carrière jusqu’ici ?
Vendre mon travail à Louis Vuitton à Paris.

Sur quoi travaillez-vous actuellement ?
De nouveaux designs textiles.

Avez-vous un projet de rêve ?
Une entreprise étique Indo-Australienne est un peu un rêve qui se réalisera certainement quand le moment sera le bon.

Le monde fourmille d’informations et d’inspiration. Nous sommes douchés par des quantités incroyables d’images et nous y noyons parfois notre créativité. D’où vous vient votre inspiration ?
J’aime toujours partir d’une expo ou d’un artiste. J’adore aller à la bibliothèque de l’université et regarder tous leurs livres.  Ils ont une collection incroyable.

Pourriez-vous nous donner une liste de gens, de sites internet et de lieux d’inspiration ?
Pour les gens : Ray Eames, Louise Bourgeois, Agnès Martin.
Les sites internet : Pinterest, The Design Files.
Les lieux : la librairie japonaise Kinokuniya à Sydney, La White rabbit gallery à Sydney.

Et pour finir, quel a été le meilleur conseil qu’on vous a donné ?
Garde tes propres valeurs et croyances et tu resteras toujours fidèle à toi-même.

Pour en savoir plus sur Joanna Fowles, visitez :
joannafowlestextiles.com
http://thedesignfiles.net/2013/04/kate-banazi-and-joanna-fowles-line-on-the-side/
http://thedesignfiles.net/2013/04/interview-joanna-fowles/

 

Photographie et article: Flore Vallery-Radot

IN ENGLISH

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I was lucky enough to be able to attend Joanna Fowles famous indigo course in Sydney. I was amazed by the magic of indigo. If you haven’t experienced it, I highly recommend that you do! It’s a bit like a fairy tale potion turning any dull thing into a gorgeous piece of dreamy blue…
I was also fascinated by the clever, simple and very didactic way Joanna explained the process and the different techniques. It made me want to indigo my whole house (no kidding). Which I have now started to do, commencing by my bedroom.

I am once again very thankful to Megan Morton, Australia’s darling stylist, who has the gift of finding the best artists around, not only very gifted and skilled but also able to share their knowledge in the most didactic and sympathetic manner. You cannot turn a page of any magazine here without seeing her and for a good reason. If you want to know what is trending in the world, check out her Styling school “The School“‘s program and follow her on Instagram.

Thank you so much Joanna for answering my many questions. I am aware that you have to juggle with your work, your house and your gorgeous son. So triple thank you!

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INTERVIEW

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Where do you come from and where do you live?
I come from Shropshire in England and I currently live in Sydney

What is your favourite or most inspirational place?
India the most inspiring country for its people, culture, food, colour and most importantly textile crafts and traditions. I am fortunate to visit most years as my partner’s father lives over there.

After having studied textile design at the Chelsea College of Arts in London, do you keep on researching or exploring the possibilities of textile arts?
Yes! As a visiting lecturer at university and also for my own personal work development its crucial to research and find out what developments are happening within textiles and other fields.

Your specialities seem to be textile dyeing: shibori, screen printing and digital printing. Can you briefly describe the process for each of these techniques?
Shibori is a traditional Japanese dyeing process uses indigo dye through creating resists on the fabric through folding, clamping, stitching etc.
Screen printing is a process of using a stencil, hand cut or photographic that is applied to a screen to hand print an image.
Digital printing is fantastic as it can print thousands of different colours a file can be sent from your computer and be back as fabric often within a week.

How would you best describe your general design aesthetic?
A combination of abstract and geometric that is both chaotic and refined at the same time! Experimental and playful with a love for colour.

What type of indigo do you use and why?
Both natural and synthetic. Both creative wonderful results.

Dyeing large pieces involves a large space. Do you have a workshop to host your work?
Yes I am very fortunate to have a workspace that allows me to make as much mess as I want.

You have an e-store www.lineontheside.com where you sell beautiful linen, cushions and table cloths which are also sold in very trendy stores around Australia and are talked about around the world, even in our own French “Glamour Magazine”. How did this project start?
It was collaboration with my friend textile designer and screenprinting queen Kate Banazi. Line On The Side (or L.O.T.S for short) is our collaborative project, born out of a mutual passion for hand-craftsmanship, screenprinting and textile design, and connected, to some extent, by Instagram!
We were both bizarrely following each other on Instagram, and then randomly met inThe Standard Store in Surry Hills last August. We hit it off, and the idea of a collaboration blossomed. Now she can’t get rid of me, we share a studio space, and a collaborative idea has now become a business.

You have a one year old baby, how do you juggle with artist life and mum’s life?
Some days are easier than others. As he gets older and I am able to balance being a mother more with my creative ventures. I have a very supportive partner who helps out quite a bit especially evenings and weekends allowing me my studio time. I am lucky that a lot of my work is quite flexible and that I can work part time through the week.

What is your typical day like?
No day is the same.

You teach advanced textile techniques at the University of Technology Sydney. You also host shibori and screen printing workshops at The School in Sydney and Harvest Textiles in Melbourne. What does teaching bring you?
I find it immensely rewarding and a privilege to teach both the public and university students. I find it exciting and inspiring to mentor and gently guide people in their chosen direction. Dialogue about things that excite always generates new ideas too.

I have had the chance to take one of your courses at The School: the indigo dying one :) I enjoyed my day thoroughly! You have a very natural way of making the whole process look simple. Every single student left with a huge smile and a pile of wonderfully dyed items. How do you do that?
Thank you. I have absolutely no idea to be honest but it means a great deal to hear you say this : )

What would you say to a textile arts fan who is scared of hopping on the indigo dye journey? (too complicated, too many chemicals involved…)
Come to a workshop and you will discover the magic.

What are your favourite trends in the textile world at the moment, and which ones do you dislike?
I guess it is amazing to watch the indigo trend take the world by storm it really is a global trend.
I still struggle with digital textile designs that are heavily reflected as I was taught that a repeating design should not heavily rely on this. It alters the look of a design dramatically unless used subtly and can make motifs look like bugs or aliens! A small gripe of mine!

What has been a career highlight for you so far?
Selling work to Louis Vuitton in Paris.

What are you are currently working on?
New textile designs

Do you have a dream project?
An Indian/Australian ethical enterprise is a bit of a dream that will hopefully happen when the time is right.

The World is all about information and inspiration. We are being showered with so many images that we sometimes drawn our creativity in it. Where do you draw your inspiration from?
I still love to start with and exhibition or artist. I love to visit the university library and pour over all their books they have an amazing selection.

Can you guide us a little and give us a list of inspirational people and media?
Ray Eames, Louise Bourgeois, Agnès Martin.
Pinterest, The Design Files.
Kinokuniya bookstore (Sydney), White rabbit gallery (Sydney).

And last but not least :) what is the best piece of advice you’ve been given?
Stick with your own values and beliefs and you will always remain true to yourself.

To learn more about Joanna Fowles, please visit:
joannafowlestextiles.com
http://thedesignfiles.net/2013/04/kate-banazi-and-joanna-fowles-line-on-the-side/
http://thedesignfiles.net/2013/04/interview-joanna-fowles/

 

Photography and article: Flore Vallery-Radot

{interview} Meeting MORRISON POLKINGHORNE…

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Maître Morrison Polkinghorne, le roi de la passementerie.

Master Morrison Polkinghorne, the king of passementerie.

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Un coin de l’énorme et fantastique atelier de Morrison à Newtown, un quartier d’artistes pas loin du centre de Sydney.

A small part of Morrison’s amazing and enormous workshop in Newtown not far from the center of Sydney.

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Il y a un mélange éclectique d’oeuvres d’art d’Asie, une collection immense de textiles, d’outils et de fils pour son art : la passementerie.

There is an eclectic mix of works of art from Asia, an incredible collection of textiles and the tools and yarns of his trade: passementerie.

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Ce qui est vraiment incroyable c’est que Morisson est entièrement autodidacte. Qui dont peut apprendre un art si compliqué, des méthodes et motifs de tissage si riches? La plupart des machines et des outils qu’il utilise, il les a fabriqués lui-même.
Par exemple, il a créé cette machine à partir d’un dessin  d’une machine à cordes par Léonard de Vinci.

The incredible thing about Morrison is that he is a self-taught passementier ! Who on Earth can learn such an intricate art, such complicated weaving patterns and methods? Most machines and tools he uses are made by him.
This one was created based on a drawing of a rope machine from Leonardo da Vinci.

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Quand vous entrez dans cette caverne d’Ali Baba, vous ne saurez plus où donner des yeux. Les trésors sont partout, sur le sol, pendant des murs, du plafond et le tout dans une merveilleuse harmonie de couleurs.

When you walk in this Aladdin cave of wonders, you don’t know where to focus your eyes. Treasures are hanging from the walls, the ceiling and some are just there in a gigantic harmony of colours.

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Morrison a décoré cette commode trouvée dans la rue, après des mois de recherche du meuble parfait pour son projet. Il l’a emballée d’une sorte de corde blanche. Cette corde sert à l’origine à actionner les fenêtres à guillotine que l’on voir partout en Australie ou dans les pays anglo-saxons.

Morrison decorated this chest he found in the street after months of searching for the perfect shaped chest for his project in furniture stores. He wrapped the whole piece with rope. This rope is normally used to open and close what we call in French the Guillotine windows you see everywhere in Australia or any Anglo-Saxon country.

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Morrison a dessiné cette embrase entièrement brodée de sequins par des brodeurs au Cambodge.

Morrison designed this sequined piece and had it made by an embroiderer in Cambodia.

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C’est d’après le plan d’un métier du XVIIIe siècle que Morrison a recréé ce métier à galons. C’est avec cette machine qu’il réalise ses  extraordinaires décors de passementeries.

This is from a plan of a XVIIIth century weaving loom that Morrison has recreated this incredible machine. It is with this loom that he makes his extraordinary woven decors and passementeries.

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C’est le paradis des glands de passementerie.

It is a tassel paradise.

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Voici un extrait du catalogue de passementeries Morrison Polkinghorne, une énorme palette de couleurs, un choix immense de formes et de pièces tissées.

This is an extract of the Morrisson Polkinghorne catalogue, a wealth of colours, shapes and woven masterpieces.

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Certaines pièces sont énormes !

Some of those tassels are enormous!

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La copie d’un métier à galon du XVIIIe siècle.

Morrison’s copy of an XVIIIth century weaving  loom.

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Cet étrange collier est en fait une chaîne prête à tisser. Elle est constituée de fins fils de soie teints dans plusieurs bains de teinture successifs. Chaque couleur est protégée lors des prochains bains d’autres couleurs avec des liens de plastique découpé de bobines de la collection de Morrison. En dehors de ça, pas de pétrole dans ses fils mais exclusivement des fibres naturelles. Cette chaîne servira à tisser avec la merveilleuse méthode ikat.

 This strange necklace is in fact a warp, soon to be woven. It is made of fine silk strands dyed in several baths with each colour carefully protected in each dye bath with plastic tape. Morrison told me that these plastic tapes are the only plastic he’s got in his yarn collection! No petrol in his fibres, only natural sources.
This warp will be used to weave with the wonderful ikat method.

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Cette énorme et magnifique machine fait de petits cônes à partir des cônes énormes du commerce.

This is an enormous and wonderful machine which makes smaller cones of yarn from a large commercial one.

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Innombrables oeuvres d’art et objet en provenance d’Asie.

 Countless works of art and objects from Asia.

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Glands de passementerie gigantesques.

Gigantic tassels.

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La nouvelle passion de Morrison : l’ikat.

Morrison’s new passion: Ikat weaving

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Le charme du papier peint aux fraises.

 The charm of Morrison’s strawberry wallpaper.

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Les créations impeccables de Morrison.

Morrison’s impeccable creations.

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Les baskets de Morrison et mes bottes turques brodées :)

 Morrison’s shoes and my Turkish embroidered boots :)

INTERVIEW 

J’ai eu la grande chance de rencontrer Morrison Polkinghorne à Sydney juste avant son déménagement au Cambodge. C’est un artiste incroyablement talentueux, un artisan au geste précis. Ses passementeries  sont uniques, extrêmement bien exécutées et tout simplement magnifiques.

Visiter l’atelier de Morrison a été une expérience géniale et rare que je souhaite partager avec vous. Il a accepté de répondre à quelques questions.

D’où êtes-vous originaire ?
Je suis né en Tasmanie mais j’ai grandi  à Alice Springs, au centre de l’Australie, à 24 heures de route de la prochaine ville.

Quelle est votre formation ? Qu’est ce qui vous à conduit à la passementerie ?
J’ai toujours fabriqué et vendu des choses. Même adolescent, je créais et vendais des vêtements dans des marchés.

Comment avez-vous appris votre art ?
Je suis autodidacte, j’ai appris l’art des noeuds aux scouts. J’ai appris à fabriquer des cordes en regardant un schéma d’une roue à corde de Léonard de Vinci. Et finalement mon apprentissage s’est fait grâce à beaucoup d’essais, de ratés, et de travail.

D’où tirez-vous votre inspiration ?
Je suis constamment en train d’observer les objets faits-main et j’essaie de comprendre comment ils ont été fabriqués. La simplicité d’un ikat,  la structure complexe de la vannerie,  toute forme d’artisanat est pour moi une inspiration. Lorsque je crée une pièce de passementerie, j’ai une idée de ce que je veux créer mais ce sont les fils qui font ce qu’ils veulent au bout du compte. Je peux bien les manipuler pour en faire une corde, les enrouler autour d’un moule en bois ou les tisser en cordon, mais au fond, ce sont les fils qui vont prendre leur forme finale.
Passant le clair de mon temps en Asie du sud-est, je puise mon inspiration dans les villages où sont fabriqués des paniers, tissées des étoffes avec une grande variété de fils. En Birmanie, des artisans créent un fil à partir du lotus, vous pouvez également  trouver du bambou tissé avec de la crinière de cheval. J’utilise d’ailleurs cette technique pour la partie supérieure de glands de passementerie et pour la “jupe” (partie inférieure) j’ai utilisé de la soie non dégommée.

Est-ce que c’est vrai que vous êtes capable de réaliser un gland de passementerie les yeux fermés ?
Oui en effet ! Mais ce n’est pas très chouette. Haha. Vous devriez voir la vidéo que Megan Morton (la célèbre styliste australienne) a prise de moi en train de le faire !

Décrivez-nous une journée de travail typique.
Ma journée typique dans ma société “Passementeries” est de marier les couleurs pour les projets en cours chez mes clients. On m’envoie des échantillons de peinture et de tissu pour assortir les fils que je vais utiliser pour faire des franges ou des glands.  Je forme également des ouvriers à l’utilisation des métiers à tisser et aux techniques de passementerie. Je fais en sorte que tout se passe bien.

Où vous procurez-vous les outils pour votre art ?
Il a fallu que je fabrique moi-même tous les outils que j’utilise pour la passementerie. Avec ma roue à corde, j’ai vu ce croquis de Léonard de Vinci, alors je l’ai copié et j’y ai ajouté un moteur de 240 volts. Une dame de Londres qui a participé à la restauration du château de Windsor m’a envoyé le plan d’un métier à tisser que j’ai construit et qui m’a servit à découvrir et apprendre par moi-même l’art du tissage de galons. L’un des trucs que je préfère faire, ce sont les franges torses moulinées. Pour cela, j’utilise une roue accrochée à un mur qui peut porter 6 bobines de fil tordu sur lui-même qui est ensuite tissé sur mon métier à galon pour faire une frange. Avec deux personnes je peux tisser de 6 à 10 mètres par jour. J’ai fait une vidéo du processus.

Qui sont vos clients ?
Mes clients sont uniquement des professionnels : décorateurs, architectes et stylistes.  Il m’arrive de travailler avec des stylistes de mode et par exemple je fais des ceintures en cordes avec des glands. J’ai travaillé pour des sociétés de luminaires et ai fait des lampes avec des glands ou des lustres classiques. J’ai également travaillé à la reproduction d’objets ou de passementeries anciens.

Quel a été votre projet préféré ?
J’ai réalisé un galon à pompons, une frange ornementale très chargé et ça m’a pris trois jour pour faire environ 30 cm. Elle était dans les tons naturels d’écru avec des touches d’or et d’étain. J’ai utilisé du coton, de la chenille et des fils métalliques, des formes de bois recouvertes de fil, des cordes tordues et enrobées de fils. Assez chargé mais cela allait parfaitement avec le drapé. J’ai vraiment adoré travailler avec ce designer qui avait les mêmes passions que moi.

Quel serait votre projet de rêve ?
J’adorerais restaurer un ancien et gigantesque rideau de scène avec des franges à 1.5 cm de hauteur et des décors et des cordes immenses qui se croisent. J’aime énormément les projets à grande échelle.

Avec votre compagnon Robert Carmack, expert culinaire et styliste alimentaire de renom, vous venez de publier le livre de cuisine birmane The Burma Cookbook, comment ce projet est-il né ?
The Burma Cookbook est une accumulation de recettes et photographies de nos voyages et aventures en Birmanie des quinze dernières années. Nous avons en fait voyagé dans la région depuis plus longtemps mais c’est notre premier séjour à l’hôtel The Strand à Yangon/Rangoon dans les années 2000, que l’idée d’un livre retraçant le passé colonial et le présent a commencé à nous titiller.  Le résultat est en fait un mélange de recettes purement asiatiques et de plats coloniaux anglais servis pendant cette époque révolue.  Par exemple, nous avec avons eu la chance de rencontrer un vieux chef cuisinier dans une station de montagne qui se souvenait de la recette de son grand-père pour le “roast beef and Yorkshire pudding.”  (Je crois même que l’écrivain voyageur Paul Theroux en a fait mention dans l’un de ses livres.) La réalité était beaucoup plus prosaïque : steak trop cuit dans un Dutch oven (diable) avec du pain à la farine à lever à la sauce à l’ananas. Mais c’était très amusant de retracer les origines de cette cuisine et de la ressusciter.

Vous vous êtes tous les deux embarqués dans de nouvelles aventures, en quittant l’Australie pour vous installer au Cambodge ! Pourriez-vous nous en dire plus sur ce projet ?
Cela fait 20 ans qu’on vient régulièrement au Cambodge et nous avons décidé de nous installer à Battambang. C’est une ville coloniale pratiquement intacte qui respire le charme d’antan tout en étant quand même la deuxième ville du pays.
La scène arty est en train de se développer, je connais trois artistes dans notre pâté de maison qui exposent leurs oeuvres dans le monde entier. Notre maison / atelier est situé pile au centre de l’ancien quartier colonial dans la Rue 2 qui a fait la demande d’inscription au patrimoine de l’UNESCO.
Il y a en abondances des artisanats qui fleurissent partout comme la vannerie, la fabrication d’encens, la sculpture sur bois, etc. L’architecture, les arts et l’artisanat sont ce que je préfère au monde. Je suis en train d’installer mes métiers à tisser et j’ai des commandes à terminer sous deux semaines. Allez jeter un oeil au blog que j’ai créé sur notre installation, www.bric-a-brac.asia/blog.

Quelle est votre cuisine préférée ?
J’adore les repas cuisinés à la maison : Japonais, Français, Vietnamien et Thaï. Habitant désormais au Cambodge, je peux juste marcher jusqu’au coin de la rue pour accéder au marché central et acheter des produits frais. Mon compagnon, Robert a suivi une formation classique de cuisinier en France, où il a vécu pendant quelques années. A la maison, la cuisine est une vraie corne d’abondance !

Quel est votre restaurant préféré à Sydney ? Paris ?
A Sydney mon restaurant favori est le petit resto d’origine “Spice I Am” sur Wentworth Avenue (il en existe 3 du même nom et propriétaire à Sydney), c’est probablement le seul restaurant thaï authentique d’Australie. “House” arrive en tout deuxième, parce qu’on adore vraiment la cuisine du nord-est de la Thaïlande et qu’ils se donnent du mal pour la représenter.  Ils me donnent l’impression d’être en Asie.

Quelle est votre spécialité culinaire ?
La brioche. La brioche paysanne toute simple, in France. L’une de mes amies, Danièle Delpeuch m’a appris à la faire il y a 25 ans. C’était la cuisinière de Mitterrand et un film a été réalisé sur son aventure de cuisinière du président.

Quel serait votre conseil à quelqu’un qui souhaite faire de sa passion son travail ?
Allez-y ! Lancez-vous ! Faites ce que vous aimez, faites découvrir aux autres votre passion. Ce qui fait la vie ce sont les amis et les rêves. Quant au marketing… ça c’est une autre affaire, lol.

Merci Morrison pour ce moment magique partagé avec vous !

Bon vent pour vos nouvelles aventures !

Interview & article : Flore Vallery-Radot

INTERVIEW 

I was lucky enough to meet Morrison in Sydney before he relocated to Cambodia. He is an incredibly talented artist, a very precise and highly gifted craftsman. His passementeries are unique, extremely well executed and simply wonderful.

Visiting his workshop was a wonderful one of a kind experience. I wish to share it with you. Morrison answered a few questions for us to get to know him better.

Where are you from ?
I was born in Tasmanian but grew up in Alice Springs, central Australia. 24 Hours drive to the nearest tow.

Tell us a little about your background – What did you originally study, and what path led you to passementerie?
I have always made and sold things. Even as a young teenager I would make and sell clothing at markets.

How did you learn your craft?
I am self taught, I learnt my knot tying as a boy scout, I learnt rope making by looking at a sketch of a rope wheel by Leonardo Da Vinci. Basically allot of trial and error.

Where do you get your inspiration from?
I am constantly looking at hand-made items and working out how they are created. The simplicity of an ikat. The complex structure of basket weaving. All forms of hand made items are an inspiration to me. When making trimmings and tassels, I may have an idea of what I want to create, but the threads do what they want to do. I can manipulate them my twisting them into a cord, wrap them on a wooden form or weave them into a braid, but they will relax into where they want to twist to. Spending my time in South East Asia the inspiration from the villages who weave baskets and textiles from a variety of threads can inspire me. In Myanmar, they create a thread form lotus steams, this forms the softest scalds, You can also find bamboo woven with horse hair. These I have use to make the heads of tassels, and then the skirts I make from silk that still has the gum.

Can you truly make a passementerie tassel with your eyes closed?
Yes I can, but they don’t look very good. Haha.  You should see the video Megan Morton (the famous Australian Stylist) shot of me trying to do the feat!

What does a typical day at work involve for you?
My typical day with Passementeries is colour matching for clients’ jobs. I get sent swatches of paint and fabric to match a colour of thread which will then be made up into a fringe or a tassel. I am also training workers on how to use the looms and how to make tassels. Making sure things are going smoothly.

Where do you find the tools of your trade?
All of the tools I use to make passementeries I had to make myself. With my rope wheel, I saw a diagram that Leonardo Da Vinci drew, so I copied that but with a 240v motor. I was sent a diagram of a passementerie loom from a lady in London who did the restoration of Windsor Castle which I made and taught myself how to weave on it. One of my favourite things to make is Bullion fringe. I use a wheel attached to a wall that has up to six spools of twisted thread that is then woven on a loom to make the fringe. With two people, we can weave 6 -10 meters a day. Link to YouTube on Bullion fringe making.

Who are your clients?
My clients are strictly trade: interior designers, architects and stylists.  Sometimes I work with fashion designers and make up, say, rope belts with tassels. I have also worked with lighting companies making tassel lights, and classic electroliers. I also work with period leases, doing reproduction on historic items.

What was your favorite textile project ever?
There was a pom-pom braid, this was a very ornate fringe, it took about 3 days to make about 30cm. All natural ecru with hints of gold and pewter. Cotton, chenille and metallic threads, wooden shapes covered in threads, cords twisted and then wrapped in threads. Very ornate, and it suited the drapes perfectly. I absolutely adored working with that designer who had the same passions as me

What would be your dream project?
I would love to restore a huge antique stage curtain, bullion fringe at 1.5cm height. Filled with embellishments and looped cords. The grand scale of this excites me.

With your partner Robert Carmack, culinary expert and renowned food stylist, you have just published “The Burma Cookbook”, how did this project start?
The Burma Cookbook is an accumulation of recipes and photography of our travels and experience through Myanmar over the past 15 years. We’ve actually been travelling here for even longer, but it was after our first stay at The Strand Hotel in Yangon/Rangoon around 2000, that the idea of a book encompassing both the country’s colonial past and its current fare began to excite us.  And the result encompasses not just purely Asian recipes, but also expat English colonial dishes served in the era.  For example, we chanced upon an old chef up in a hill station who recalled his grandfather’s recipe for “roast beef and Yorkshire pudding.”  (I believe that even travel writer Paul Theroux made mention of it in one of his books.)  The reality was much more prosaic: overcooked steak cooked in a Dutch oven, with a self-raising flour bread with pineapple sauce.  But it was so much fun tracing the origin and cooking its resurrection.

You’re about to embark on your latest adventure – leaving Australia to settle in Cambodia! Can you tell us a little bit about this new adventure, and what your hopes for it are?
We have been traveling to Cambodia for nearly 20 years, and we have now just relocated to Battambang. It is a largely untouched colonial town oozing charm, yet Cambodia’s second biggest city. The art scene is up and coming: I know of three artists in a block radius who exhibit their work globally. Our home/workshop is located smack in the old colonial quarter on Street 2 which is also up for a UNESCO heritage listing. There is an abundance of traditional crafts that are flourishing:  basket weaving, incense making, wood carvers etc. The architecture, the arts and the crafts are my favourite things. I am setting up my looms, and have jobs to complete within the next two weeks. Check my blog on the relocation, www.bric-a-brac.asia/blog

What is you favorite type of cuisine?
I adore home cooked meals, Japanese, French, Vietnamese and Thai. Living in Cambodia, I can just walk one block to the central market and get daily fresh produce. My partner Robert is classically trained in French cuisine, having lived there for several years.  So we have a delicious cornucopia in our kitchen.

What is your favorite restaurant in Sydney? Paris?
My favourite Sydney restaurant would be the original small shop-front Spice I Am on Wentworth Ave, it is about the only authentic Thai restaurant in Australia. House is a very close second, because we absolutely adore Thai Northeastern food, and they do an authentic job at presenting it.  It makes me feel like I am back in Asia.

Which dish would you say is your signature dish?
Brioche. Simple country style Brioche, a buttery French yeast bread greatly appreciated in France.. A friend of mine Daniel Delpeuch taught me her recipe 25 years ago. She used to cook for Mitterand and has had a movie made about her time cooking for the President.

What would be your advice to someone who wants to turn a passion for a textile craft into a day job?
Go for it. Do what you love, and let others discover your passion. Life is about friends and dreams. As for the marketing, well that’s an entirely different issue, lol.

Thank you so much Morrison for sharing this moment with us!

Enjoy these wonderful new adventures!

Interview & article : Flore Vallery-Radot

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