embroidery Archives - Flore Vallery-Radot

{interview} INGE JACOBSEN attaque et enlace de son fil et de son aiguille les magazines de mode

 tricotin_inge-jacobsen_magazines_6

Magnifique couverture de Vogue brodée au point de croix par Inge Jacobsen.

Magnificent cover of Vogue magazine embroidered with cross stitch by Inge Jacobsen.

tricotin_inge-jacobsen_jensen

L’une des pièces commissionnées par le joaillier danois Georg Jensen, projet représentant en totalité environ 3 mois de travail à plein temps dont deux semaines avec l’aide de la fameuse école de broderie la Royal School of Needlework venue à la rescousse.

This is one of the pieces commissioned by Danish jewelry maker  Georg Jensen, representing a total of 3 months of full time work including two weeks with the help of The Royal School of Needlework who came to the rescue.

tricotin_inge-jacobsen_jensen_1

Une autre des 4 pièces commissionnées par le joaillier danois Georg Jensen et réalisée avec un coup de main, à la fin, de Royal School of Needlework.

One of the 4 pieces commissioned by Danish jewelry maker  Georg Jensen, embroidered with the help of The Royal School of Needlework who came to the rescue.

tricotin_inge-jacobsen_magazines_1

Queen B alias Beyonce Knowles, version devant, brodée sur magazine par Inge Jacobsen.

Queen B aka Beyonce Knowles, right side of the work, embroidered on a magazine cover by Inge Jacobsen.

tricotin_inge-jacobsen_magazines_2

Queen B alias Beyonce Knowles, version arrière, brodée sur magazine par Inge Jacobsen.

Queen B aka Beyonce Knowles, wrong side of the work, embroidered on a magazine cover by Inge Jacobsen.

tricotin_inge-jacobsen_magazines_3

One of my absolute favourite piece. I wish it was still for sale… Embroidered on a magazine cover by Inge Jacobsen.

One of my absolute favourite pieces. I wish it was still for sale… Embroidered on a magazine cover by Inge Jacobsen.

tricotin_inge-jacobsen_magazines_4

Couverture du magazine Dazed & Confused brodé par Inge Jacobsen – endroit du travail.

Cover of the magazine Dazed & Confused embroidered by Inge Jacobsen – right side of the work.

tricotin_inge-jacobsen_magazines_4b

Couverture du magazine Dazed & Confused brodé par Inge Jacobsen – envers du travail. Ce côté est si intéressant et complexe.

Cover of the magazine Dazed & Confused embroidered by Inge Jacobsen – wrong side of the work. So interesting and intricate.

tricotin_inge-jacobsen_magazines_5

Couverture du magazine AÏE brodée par Inge Jacobsen.

Cover of AÏE magazine embroidered by Inge Jacobsen.

tricotin_inge-jacobsen_magazines_7

Broderie de Rosie Huntingdon-Whiteley sur la couverture de Vogue par Inge Jacobsen – “mon girl crush ultime- c’est de l’amour” dit-elle.

Inge’s embroidered Rosie Huntingdon-Whiteley on a Vogue cover – “my ultimate girl crush- it’s love” she says.

tricotin_inge-jacobsen_magazines_7b

Broderie de Rosie Huntingdon-Whiteley sur la couverture de Vogue par Inge Jacobsen- envers du travail.

Inge’s embroidered Rosie Huntingdon-Whiteley on a Vogue cover – wrong side of the work.

tricotin_inge-jacobsen_magazines_9

Couverture de Gentlemen Quarterly embroidered by Inge Jacobsen.

Gentlemen Quarterly’s cover embroidered by Inge Jacobsen.

tricotin_inge-jacobsen_magazines_10

Page d’un magazine, brodé par Inge Jacobsen. Technique du découpage ou de l’appliqué.

Magazine page embroidered by Inge Jacobsen. Cut-out or appliqué technique.

tricotin_inge-jacobsen_magazines_8

Kate Winslet  brodée sur la couverture du British Vogue avril 2011 par Inge Jacobsen.

Kate Winslet British Vogue cover from April 2011 by Inge Jacobsen.

tricotin_inge-jacobsen_magazines_11

Broderie sur page de magazine par Inge Jacobsen

Embroidered magazine page  by Inge Jacobsen

tricotin_inge-jacobsen_pages_1

Sa majesté la Reine d’Angleterre brodée dans un journal par Inge Jacobsen.

Her Majesty the Queen of England embroidered in a newspaper’s page by Inge Jacobsen.

tricotin_inge-jacobsen_pages_2

Photo de mode parisienne brodée dans le British Vogue par Inge Jacobsen.

Fashion shoot in Paris, from the British Vogue by Inge Jacobsen.

tricotin_inge-jacobsen_hunter-gatti_1

Kate Moss brodée sur une page de magazine avec la méthode de découpage brodé d’Inge Jacobsen.

Kate Moss embroidered on a magazine page with Inge Jacobsen’s embroided cut-out method.

tricotin_inge-jacobsen_pages_3

Point de broderie différent pour le cheval et la tête de la Princesse Anne.

A different embroidery stitch for Princess Anne and her horse.

tricotin_inge-jacobsen_woven-magazines_1

Tissage d’une couverture du magazine Vogue par Inge Jacobsen.

Vogue magazine cover woven by Inge Jacobsen.

tricotin_inge-jacobsen_pages_4

Inge Jacobsen travaille sur la fine frontière qui sépare la femme rendue esclave par le monde de la mode et sa prise de pouvoir rendue possible par la mode.

Inge Jacobsen works on the fine line between women enslavement and women empowerment by the fashion world.

tricotin_inge-jacobsen_pages_5

Oeuvre brodée sur magazine froissé par Inge Jacobsen.

Embroidered work on a crunched up magazine page by Inge Jacobsen.

tricotin_inge-jacobsen_pages_6

Un autre support pour la broderie d’Inge Jacobsen : la page d’un journal.

Another base for Inge Jacobsen: a newspaper page.

tricotin_inge-jacobsen_pages_7

Inge Jacobsen combat la sexualisation à outrance des femmes dans la publicité mais elle dit aussi que la pornographie est un sujet comme un autre.

Inge Jacobsen denounces the over-sexualisation of  women in advertising but she also says that pornography is a subject like any other.

tricotin_inge-jacobsen_paper-quilt

Couette en action. Elle est faite entièrement de papier – et particulièrement de pages issues du Magazin Vs. “D’abord je les fais tremper dans l’eau, puis je les fais sécher en essayant de leur donner un look abîmé.” Inge Jacobsen

“Quilt in action. Its made completely from paper – specifically the pages of Vs. Magazine. I soak them in water first and then let them dry to give them a worn and distressed look.” Says INge Jacobsen

tricotin_inge-jacobsen_porn

Discussion entre la mode et la pornographie. Une broderie d’Inge Jacobsen.

Dialogue between fashion and pornography. An embroidery by Inge Jacobsen.

tricotin_inge-jacobsen_porn_1

Collaboration entre Inge Jacobsen et le photographie français David Ledoux pour leur numéro 5 du magazine AÏE. Une recherche de la frontière entre la mode et le porno.

Collaboration between Inge Jacobsen and French photographer David Ledoux for AÏE magazine, issue 5. A search for the border between fashion and porn.

tricotin_inge-jacobsen_porn_2

Comme ci-dessus, photographie et broderie créée lors d’une collaboration entre Inge Jacobsen et le photographie français David Ledoux pour le magazine AÏE.

As above, photography and embroidery created by a collaboration between Inge Jacobsen and French photographer David Ledoux for AÏE magazine.

 

 

 

tricotin_inge-jacobsen_portrait

Portrait de l’artiste Inge Jacobsen.

Portrait of artist Inge Jacobsen.

tricotin_inge-jacobsen_portrait_2

L’artiste Inge Jacobsen dans son atelier, brodant une page de magazine sur un support de polystyrène.

Artist Inge Jacobsen in her workshop, embroidering a magazine page on a polystyrene base.

tricotin_inge-jacobsen_portrait_3

L’artiste Inge Jacobsen brodant une page de magazine.

Artist Inge Jacobsen embroidering a magazine page.

IN ENGLISH BELOW

–  –  –

Inge Jacobsen est une belle jeune femme, ultra dynamique et créative. Elle a échangé ses pinceaux pour des aiguilles et du fil. Depuis qu’elle a eu son diplôme d’art en 2011, elle est la coqueluche des publicitaires. Le géant American Express lui a commissionné des versions au point de croix de sa fameuse carte. Le Bon Marché à Paris vient de lancer son catalogue de Noël brodé par Inge. Elle expose aussi dans le monde entier et son travail parfois controversé parle avec force du corps de la femme, de sa place dans le monde de la mode.

Avec une méthode très traditionnelle comme la broderie, elle parle de sujets d’aujourd’hui avec l’énergie et le culot de la jeunesse. Sa patte unique au monde est reconnaissable d’un coup d’oeil. Elle brode les couvertures et pages des magazines. Par ce biais, elle prend possession de ce papier glacé, lui donne vie, lui donne un sens à coups de fils croisés ou tirés.

Inge insiste sur le fait que sa démarche est artistique et non pas décorative. Elle ne dévalorise pas la broderie comme art créatif ou loisir mais ce n’est pas ça son dada. Elle crée des oeuvres fortes qui ont un message. Elle a choisi cette technique minutieuse qui demande une grande patience et interdit tout coup de folie ou travail dans l’excitation du moment. Pourtant, calmement, piqûre après piqûre, elle nous envoie un uppercut qui nous laisse bouche-bée…

Un grand merci à elle d’avoir bien voulu répondre à mes questions. Je suis une fan inconditionnelle.

–  –  –

INTERVIEW

–  –  –

D’où venez-vous et où habitez-vous maintenant ?
Je viens de Galway en Ireland et maintenant je vis dans la région du West Sussex au Royaume Uni.

Quand et avec qui avez-vus appris à broder ?
J’ai appris à l’école quand je vivais au Danemark et ma grand-mère m’a aussi appris à faire du point de croix.

Étiez-vous une enfant créative ? Venez-vous d’une famille créative ?
J’étais très créative quand j’étais petite, toujours en train de peindre ou dessiner. J’ai déménagé au Danemark quand j’avais 6 ans et ne parlais pas très bien la langue pendant les deux premières années, alors le dessin est devenu mon moyen d’expression.
Mes deux parents sont très créatifs mais ont finalement choisi un job non-créatif, alors ils nous ont encouragés, moi et mon frère, à prendre cette voie.

Qu’est ce qu’il y a dans votre boîte à couture ?
Des aiguilles… plein d’épingles et d’aiguilles et des bouts de fils (juste au cas où !)

Quel type et marque de fil utilisez-vous ?
J’utilise du fil Anchor stranded cotton de Coats. Pour moi, c’est ce qu’il y a de mieux.

Quels sont vos points préférés ?
Cela dépend vraiment de mon humeur mais j’adore broder un bon vieux point de croix et un point arrière un peu anarchique.

Pouvez-vous nous décrire le jour où tout à commencé ? (Je me suis toujours posé la question) Comment se met-on à broder des pages de magazine ?
J’ai commencé à le faire quand j’étais en première année à l’université. Au début, je me considérais vraiment comme un peintre, mais à l’université, j’ai rencontré et partagé un studio avec des peintres hyper talentueux et j’ai su que je ne voulais pas entrer en concurrence avec eux. Et puis l’université m’a appris que les idées étaient toutes aussi importantes que la technique. Le fil était le meilleur moyen pour moi d’explorer mes idées.
Je ne me souviens pas exactement de ce jour, mais je me souviens avoir brodé de la sorte pendant des semaines sans m’arrêter et de penser que quelque chose d’énorme était en train de se passer.

Faites-vous tout cela pour l’amour de la mode ou y a-t-il un autre message derrière ?
Il y a un autre message, c’est à la fois une célébration et une critique. La mode peut rendre la femme objet (et j’y suis opposée) mais c’est aussi un moyen pour elle de prendre le pouvoir. Comme tous les sujets intéressants dans la vie, tout n’est pas noir ou blanc, il y a beaucoup de zones grises.

Est-ce que vous brodez directement le papier glacé ou utilisez-vous un tissu spécial pour le rendre plus solide et plus ferme ?
Je ne veux pas dévoiler tous mes secrets mais je n’utilise pas de tissu spécial…

Vous avez créé des broderies pornographiques sur des photographies et des pages de magazines. Est-ce que votre but est de dénoncé la “pornographication” des femmes comme faire-valoir de biens ou services à vendre ou voulez-vous simplement parler de sexe ?
Je suis féministe. Je crois en l’égalité des sexes tant du point de vue social que politique ou économique. Je ne souhaite pas voir les femmes traitées en objets sexuel en général. C’est quelque chose qui doit être laissé à l’appréciation de chaque individu. Tout comme la mode, la pornographie n’est pas un sujet tout noir ou tout blanc, elle peut donner le pouvoir aux femmes ou les diminuer.
Je pense que nous, en temps que société, aurions besoin de parler plus librement  et ne pas traiter ce sujet en tabou.

Vous avez fait une expo récemment à Paris en collaboration avec le photographe français David Ledoux ? Quel est votre message ?
Alexandra Birchell-White, l’éditrice et cerveau derrière le magazine Aie m’a contactée en 2013 pour travailler sur ce projet avec David Ledoux pour leur numéro 5, appelé ‘The Sweat’ (La Sueur).
Alex avait l’idée de créer des images très sexuelles avec touche de mode. Le but n’a jamais été de faire du porno mais de trouver la frontière entre la mode et le porno. Elle avait vu les découpages pornos que j’avais faits et souhaitais faire quelque chose de similaire avec ces images. David Ledoux a organisé un shoot fantastique et ses images ont vraiment cette aura mode / sexe. Elles sont à la fois choquantes et romantiques.
La technique du découpage est un moyen de retirer les parties clairement sexuelles du corps : presque toute la peau, les seins et son identité. En regardant ces images on ne se concentre pas sur un téton mais plutôt sur les suggestions de ce qui a été retiré. Cependant, ce qui avait été laissé a suffit à faire bannir le numéro en Allemagne et en Australie.

Vous créez une fantastique housse de couette en papier glacé. Quelle est l’idée derrière ce concept ? Peut-on dormir dessous ?
Non, on ne peut l’utiliser, c’est trop fragile. Toutes l’idée c’était de faire une housse en patchwork inutilisable, à partir de pages de magazines de mode et de fil, en mélangeant ainsi le présent et le passé, les loisirs de femme et les centres d’intérêt de la génération de ma grand-mère à la mienne.

Une agence de pub de New-York, Alldayeveryday, vous a commissionné pour American Express, trois versions au point de croix de leurs fameuses cartes de crédit. C’était un gros contrat. Qu’en avez-vous appris ? Que cela vous a-t-il apporté ?
C’était une expérience géniale ! J’ai toujours dit que je voulais que mon travail soit vu dans la pub autant que dans les galeries d’art. Je ne veux pas qu’il y ait de frontière. C’était vraiment une super expérience de travailler avec cette agence et une si grande marque. Leurs cartes sont de vraies icônes et c’était génial d’être invitée à réinterpréter une icône avec ma technique de prédilection.

Vous avez aussi fait un travail fantastique pour le joaillier Georg Jensen. Pouvez-vous nous raconter ?
Historiquement Georg Jensen a toujours soutenu les jeunes talents et j’étais ravie de prendre part à cette longue tradition. J’ai été au Danemark pour rencontrer certains membres de l’équipe et ça a été tout de suite clair qu’on ferait une bonne équipe. Nous utilisons eux comme moi des techniques traditionnelles dans un contexte morderne. Beaucoup de leurs pièces sont encore fabriquées main au Danemark et toutes les miennes sont faite uniquement à la main. J’ai reçu de l’aide d’associés très talentueux pendant le premier mois et demi avant de demander de l’aide à la Royal School of Needlework au Palais de Hampton Court. Les étudiants m’ont aidée à finir le projet en décembre 2011 et la campagne a été lancée dans le monde entier en janvier 2012.
Ca a été l’un des moments les plus excitants de ma vie.

Votre art est absolument partout sur le net, dans les magazines, la plupart des gens “connectés” qui s’intéressent de près ou de loin aux arts textiles et particulièrement la broderie reconnaissent votre travail. Vous avez travaillé avec de très grandes marques. Est-ce maintenant possible pour vous de vivre à 100% de votre art ?
Oui, je suis très chanceuse de pouvoir faire ce que je fais à plein temps.

A quoi ressemble l’une de vos journées typiques ?
J’arrive au studio tôt et commence à travailler. Normalement ça implique un travail de recherche pendant les premières heures de la journée. Au milieu de l’après-midi, je me consacre au travail administratif : emails, marketing, etc. Ensuite, je passe le reste de la journée et de la soirée à travailler sur mes pièces. J’ai tendance à commencer des pièces puis à y revenir des semaines voir des mois plus tard.

Quel est le projet dont vous êtes la plus fière ?
Tous. Je choisis chaque projet parce que je l’ai trouvé intéressant d’une manière ou d’une autre. Je n’ai pas de favoris.

Quel serait le projet de vos rêves ?
En terme de projet mode /commercial j’adorerais faire quelque chose pour Chanel.
En termes de collaborations j’aimerais beaucoup travailler avec le photographe Tim Walker.
Mais c’est assez difficile à dire parce que j’ai eu l’opportunité de travailler avec des gens fantastiques que je n’aurais pas nécessairement connu avant de travailler avec et ça a été magnifique. Alors c’est vraiment difficile à dire, c’est quelque chose dont on ne se rend compte que rétrospectivement.

Sur quoi travaillez-vous actuellement ?
Je viens de finir le catalogue de Noël du Bon Marché avec Petronio Associates. Une expérience extraordinaire. Ezra Petronio est un photographe avec lequel il est très agréable de travailler et son équipe a été géniale pendant toutes les étapes du projet. Je suis très contente d’avoir été invitée à y prendre part.
Le catalogue du Bon Marché vient de sortir, vous pouvez en voir quelques images sur mon compte Instagram : Instagram.com/ingejacobsen.

Comment voyez-vous l’avenir ?
2015 va être année très excitante pour moi. Je n’aime pas trop parler des choses avant qu’elles soient faites, mais gardez un oeil par ici…

Où trouver Inge et ses oeuvres :
www.ingejacobsen.com
Facebook
Instagram
La Galerie Showstudio

–  –  –

In English

–  –  –

Inge Jacobsen is a beautiful, ultra-dynamic and creative woman. She has swapped her brushes for needles and yarn. Since she has graduated in 2011, she has become the darling of the world’s best advertising agencies. A giant such as American Express has commissioned cross-stitch versions of their famous card. Paris cult department store Le Bon Marché has just launched its Christmas catalogue de Noël all embroidered by Inge. She exhibits her work all over the planet. Her embroidered works of art sometimes bring controversy; they talk loudly about women’s body, its place in the world of fashion.

Using a traditional method such as embroidery, she speaks of contemporary themes with the energy and the audacity of youth. Her unique touch can be recognised in a blink. She embroiders magazines’ covers and page. She takes possession of the glossy paper and by doing that she brings it to life; with each stab of her needle she adds a meaning to it.

Inge insists on the fact that her work is not decorative. Her approach is an artistic one. She doesn’t mean to depreciate embroidery as a craft or a hobby, but it is not her thing. She creates strong statements. She has chosen this very fiddly method which requires a lot of patience and therefore forbids any crazy impulse, any fast action on the spur of the moment. Yet, calmly, puncture after puncture, she throws you an uppercut leaving you speechless…

Thank you so much Inge for accepting my interview. I am a huge fan of your work.

–  –  –

INTERVIEW

–  –  –

Where do you come from and where you live now?

I come from Galway, Ireland and I live in West Sussex, United Kingdom.

When and with whom did you learn embroidery?
I started to learn at school while living in Denmark and my grandmother also taught me how to do cross-stitch.

Were you a very creative child? Do you come from a creative family?
I was very creative as a child, I was always drawing or painting. I moved to Denmark when I was 6 and didn’t speak the language very well for the first couple of years so I expressed myself through drawing instead.
Both of my parents are very creative but ended up in non-creative jobs so they encouraged me and my brother to pursue it.

What’s in your sewing box?
Needles- lots of pins and needles and bits of thread (just in case!)

What type/brand of yarn do you use?
I use Anchor stranded cotton thread by Coats – for me, it’s the best.

What are your favourite stitches?
It really depends on what mood I’m in but I love a good cross-stitch and a wild back-stitch.

Can you describe the day when it all happened? (I always wondered) How did you start embroidering a magazine’s page?
I started doing it when I was in my first year at university. Before then I was very much a painter but at university I came across, and shared a studio, with some amazing painters and knew I didn’t want to be in competition with them. Also, university taught me that ideas were just as valuable as skill, and thread was the best way for me to explore my ideas.
I can’t really remember the day, I can only remember doing it consistently for over a few weeks and thinking this was a big deal.

Is that all for the love of fashion or is there another message there?
There is another message, it’s a celebration and a criticism all at once. Fashion can be very objectifying of women (which I am against) but it is also a source of empowerment. Like all interesting subjects in life, it is not a black and white issue – there’s a lot of grey area.

Do you embroider the page straight away or do you use a paper or special fabric to make it stronger, stiffer?
I don’t want to give away too many of my secrets but there is no special fabric…

You have created pornographic embroideries on photographs and magazine pages. Do you mean to denounce the “pornographication” of women as a selling mean for commercial goods or services or do you simply want to talk about sex?
I’m a feminist – I believe in the social, political and economic equality of the sexes. I don’t want women to be treated as sexual objects in general – that’s something that should be left up to the individual. Like fashion, porn is not a black and white subject to me – it can be both empowering and demeaning to women. I think we, as a society, need to talk about it more openly and not treat it as a taboo subject.

You recently exhibited in Paris in collaboration with French photographer David Ledoux? What was the message there?
Alexandra Birchell-White, the editor and brains behind Aie Magazine approached me in 2013 to work on this project with David Ledoux for issue 5 of the magazine, called ‘The Sweat’ issue.
Alex had this idea in her mind of creating these very sexual images with fashion undertones. They were never meant to be ‘porn’ but boarder between fashion and porn. She had seen the porno cut-outs I had done and wanted to do something similar with these images. Ledoux arranged and did a fantastic shoot and these images really have this fashion/sex aura about them. They are both shocking and romantic.
The cut-outs are a way of removing the obvious sexualised parts of the models body – much of her skin, breasts and identity.
Looking at these images, you don’t really see anything but one nipple, but the suggestions of what was taken away and what was left behind was enough to get the issue banned in Germany and Australia.

You create amazing paper quilt covers. What is the idea behind it? Can one really sleep under it?
No, it can’t be used – it is too delicate. The whole point was to make an unusable quilt made from fashion magazines and thread mixing the past with the present – women’s hobbies and interests from my grandmother’s generation to my generation.

A New-York agency, Alldayeveryday, commissioned you on behalf of American Express, three cross-stitched versions of their famous card. It was a big contract. What did you learn from it and what did it bring you?
It was a great experience, I have always said I want my work seen in commercials and galleries – I don’t want to put up any boundaries. It was such a great experience working with the agency and with such a massive brand. Their cards are iconic and it wonderful to be invited to interpret an icon in my chosen medium.

You also did an amazing work for the jeweller Georg Jensen. Can you tell us a bit more about it?
Georg Jensen has a long history of supporting new talent and I was very excited to become a part of that long standing tradition. I went to Denmark to meet some of their team and it became apparent that this was a good fit. We are both using traditional methods but in a modern context. A lot of their pieces are still handmade in Denmark and all of my pieces are done by hand.
I had help from some very talented associates for the first month and a half before going to the Royal School of Needlework at Hampton Court Palace. The students helped me complete the project in December 2011 and the campaign launched worldwide in February.
It was one of the most exciting times of my life.

Your art is everywhere on the net, in magazines, most “connected” people who love textile and especially embroidery would recognize your work. You have worked with big brands. Is it now possible for you to live 100% from your art?
Yes – I am very lucky to be able to do this full time.

What does a typical day at work involve for you?
Get to the studio early and start working. Normally that might mean research for the first few hours. The mid-afternoon will consist of doing admin work – emails, marketing, etc and then I spend the rest of the day/evening working on pieces. I tend to start things and then come back to them after a few weeks/months.

What is the project your are the most proud of?
All of them – I chose each of them because they were of interest to me in one way or another, I don’t have favorites.

What would be your dream project?
In terms of fashion/commercial projects I would love to do something for Chanel.
I terms of collaborations I would love to work with photographer Tim Walker.
But really it’s hard because I have had the opportunity to work with some fantastic people who I wouldn’t have necessarily known before working with them and it has been a dream. So, it’s hard to say – it’s something I will only know in retrospect.

What are you are currently working on?
I just finished working on the Le Bon Marché Christmas Catalogue with Petronio Associates – an amazing experience. Ezra Petronio was such a fantastic photographer to work with and his team were brilliant every step of the way. I am so pleased to have been invited to be part of it.
The catalogue is out now in Le Bon Marché or you can see a few of the images on my Instagram feed – Instagram.com/ingejacobsen.

What are you looking forward to?
2015 will be an exciting year for me. I don’t like to talk about anything until it is done but watch this space…

Where to find Inge and her work:
www.ingejacobsen.com
Facebook
Instagram
Showstudio

{interview} LIDIA PUICA : les bijoux inspirés de la nature

tricotin-lidia-puica-collier-1

^ Collier par Lidia Puica. Bois, broderie et crochet.

Necklace by Lidia Puica. Wood, embroidery and crochet.

tricotin-lidia-puica-collier-3

^ Collier par Lidia Puica. Crochet et broderie de perles.

Necklace by Lidia Puica. Crochet and beads embroidery.

tricotin-lidia-puica-collier-4

^ Collier par Lidia Puica. Crochet et broderie de perles.

Necklace by Lidia Puica. Crochet and beads embroidery.

tricotin-lidia-puica-collier-5

^ Collier par Lidia Puica. Crochet et broderie de perles.

Necklace by Lidia Puica. Crochet and beads embroidery.

tricotin-lidia-puica-collier-6

^ Collier par Lidia Puica. Crochet.

Necklace by Lidia Puica. Crochet.

 

tricotin-lidia-puica-collier-7

^ Collier par Lidia Puica. Bois, broderie et crochet.

Necklace by Lidia Puica. Wood, embroidery and crochet.

tricotin-lidia-puica-collier-8

^ Collier par Lidia Puica. Crochet et broderie de perles.

Necklace by Lidia Puica. Crochet and beads embroidery.

tricotin-lidia-puica-collier-9

^ Collier par Lidia Puica. Bois, broderie et crochet.

Necklace by Lidia Puica. Wood, embroidery and crochet.

tricotin-lidia-puica-collier-10

^ Collier corallien par Lidia Puica. Crochet.

Coral necklace by Lidia Puica. Crochet.

tricotin-lidia-puica-collier-11

^ Collier par Lidia Puica. Crochet et broderie de perles.

Necklace by Lidia Puica. Crochet and beads embroidery.

tricotin-lidia-puica-collier-12

^ Collier par Lidia Puica. Crochet et broderie de perles.

Necklace by Lidia Puica. Crochet and beads embroidery.

tricotin-lidia-puica-collier-13

^ Collier par Lidia Puica. Crochet et broderie de perles.

Necklace by Lidia Puica. Crochet and beads embroidery.

tricotin-lidia-puica-collier-14

^ Collier par Lidia Puica. Crochet et broderie de perles.

Necklace by Lidia Puica. Crochet and beads embroidery.

tricotin-lidia-puica-collier-15

^ Collier par Lidia Puica. Crochet et broderie de perles.

Necklace by Lidia Puica. Crochet and beads embroidery.

tricotin-lidia-puica-collier-16

^ Encore un incroyable collier par Lidia Puica. Crochet et broderie de perles.

Another incredible necklace by Lidia Puica. Crochet and beads embroidery.

tricotin-lidia-puica-collier-17

^ Collier par Lidia Puica. Crochet gris métallique et broderie de perles.

Necklace by Lidia Puica. Metallic grey crochet and bead work.

tricotin-lidia-puica-collier-18

^ Détail d’un collier par Lidia Puica. Crochet et broderie de perles qui sortent comme des yeux de la structure de fil.

Detail of a necklace by Lidia Puica. Crochet and beads embroidery. The beads pop up like eyes from the yarn structure.

tricotin-lidia-puica-collier-19

^ Collier par Lidia Puica. Encore un mélange original de matières et de techniques. Bois, broderie, perles et crochet.

Necklace by Lidia Puica. Another very original mix of materials and techniques. Wood, embroidery, beads and crochet.

tricotin-lidia-puica-collier-20

^ Collier très graphique par Lidia Puica. Metal, perles et crochet.

A very graphic necklace by Lidia Puica. Metal, beads and crochet.

tricotin-lidia-puica-workshop

^ L’atelier de Lidia Puica.

Lidia Puica’s workshop.

tricotin-lidia-puica-workshop_3

^ La table de Lidia Puica .

Lidia Puica’s table.

tricotin-lidia-puica-workshop_4

^ Lidia Puica au travail.

Lidia Puica working.

tricotin-lidia-puica-workshop_5

^ Portrait de Lidia Puica.

Lidia Puica, portrait.

In English below

–  –  –

L’artiste moldave Lidia Puica crée des bijoux qui sont de véritables oeuvres d’art. Chaque pièce suffit à transformer une robe banale en tenue chic. Leurs formes originales sont inspirées de la nature, des plantes et du magnifique monde corallien.
Ce sont des techniques traditionnelles comme le crochet et la broderie que Lidia utilise pour créer ces ovnis poétiques. Les matières qu’elle choisit sont simples et belles : le bois, le métal, le coton, le verre. Les formes qu’elle crée sont, elles, complexes et inattendues. On est surpris par le mélange intime de surfaces de points de broderie, des excroissances de crochet et l’apparition de perles engoncées dans des espaces ronds.

En Transylvanie où elle habite, les activités créatives ont le vent en poupe depuis quelques années chez Lidia c’est une affaire de famille. Cette jeune femme talentueuse a su créer son propre univers avec ses codes et ses techniques. Je lui souhaite d’étendre sa renommée dans le monde entier.

Un grand merci à elle d’avoir bien voulu répondre à mes questions.

–  –  –

INTERVIEW

–  –  –

Où êtes-vous née et où demeurez-vous aujourd’hui ?
Je suis née à Chisinau en Moldavie et maintenant je vis à Cluj Napoca en Roumanie. Je suis venue ici pour mes études et j’ai décidé de rester après mon diplôme.

Etiez-vous une enfant créative ?
Oui, je suis créative depuis l’enfance. J’aimais jouer avec toutes sortes de choses, dessiner, faire des collages, coudre, sculpter de la pâte polymère et faire des vêtements pour mes poupées. Petit à petit j’ai évolué et ai commencé à créer mes propres vêtements.

Est-ce que vous venez d’une famille créative ?
Mon père et ma soeur sont des artistes. Mon père s’est spécialisé dans le dessin et la caricature. Ma soeur a fait les Arts Décoratifs avec une spécialité en textile. Je crois que c’est ma famille qui m’a le plus influencée et m’a entraîné sur la route que je suis aujourd’hui.

Quelle a été l’influence de vos études d’art et de Design sur le travail que vous réalisez actuellement. 
J’ai fait mes études dans deux universités en Roumanie : La faculté “George Enescu” de Iasi et j’ai fait mon Master à l’Université des Arts et du Design de Cluj Napoca. Ces années d’études ont eu une influence énorme sur moi. J’ai appris à être plus organisée dans mon processus créatif. J’ai du apprendre comment présenter mes produits, comment créer un produit de qualité. Pendant mon master, j’ai étudié la création de bijoux contemporains inspirés par la nature. Aujourd’hui je continue dans ma lancée et j’utilise le crochet car c’est la technique que je maîtrise le mieux.

Les bijoux que vous créez sont des pièces magnifiques et parfois imposantes qui transforment en un clin d’oeil une robe neutre en tenue somptueuse. Quelle est la taille moyenne de vos colliers ? Est-ce que le volume est un élément clé pour vous ?
Oui, le volume est clé dans mes créations. Leur volume donne à mes pièces l’aspect de sculptures à porter. Leur taille n’est pas trop imposante, j’essai de les rendre facile à porter. Le but n’est pas de choquer mais d’impressionner les gens dans la rue tout en étant confortable.

Dans votre boutique sur Etsy vous expliquez que vous tirez votre inspiration de mère nature. Je peux y voir des coraux, des branches, des fleurs. Quelle sorte d’environnement vous fascine-t-il ? 
Oui, l’environnement en général me fascine. La nature est parfaite et il y a tant d’inspiration à y puiser !

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre processus de création ? Est-ce que vous commencez par une esquisse ou est-ce un peu plus intuitif ?
Le processus de création dépend de la situation. Si je suis en train de faire une collection, je fais les choses dans les règles. Je fais des recherches, j’essaie de trouver des images qui m’inspirent  et ensuite je réalise des esquisses. Puis, je choisis le matériel et les couleurs et c’est seulement ensuite que je commence le travail. Mais la plupart du temps, lorsque je fais une pièce solo, je me laisse aller, j’improvise, ce qui rend le processus de création plus spontané et le résultat imprévisible.

Quelles matières utilisez-vous ?
J’aime les matières naturelles comme le bois, la fibre de coton, les petits cailloux, les coquillages mais aussi des couleurs que je ne peux trouver qu’avec des fibres synthétiques et toutes sortes de perles. J’essaie de les assembler de manière plaisante.

Quelles techniques utilisez-vous généralement pour créer une pièce ?
La plupart du temps, j’utilise le crochet et la broderie. Ces techniques me permettent de créer des formes et des textures intéressantes.

Travaillez-vous seule ?
En général oui, mais parfois, ma soeur et mon ami me donnent un coup de main.

Pouvez-vous nous décrire une journée typique ?
Je me lève à 7 heures, je bois un bon café, puis email, calendrier et le planning du jour. Ensuite je commence à travailler. Je travaille généralement jusqu’à 7 heures avec une pause déjeuner. Je suis satisfaite, si à la fin de la journée j’ai terminé les tâches que je m’étais assignées.

Créez-vous des collections saisonnières ?
Oui, parfois, lorsque je suis inspirée je fais également des créations saisonnières. La chose la plus importante étant d’avoir les bonnes couleurs et le bon type de fibres.

Sur quoi travaillez-vous actuellement ?
Je travaille sur le concept de ma nouvelle collection. Récemment, j’ai découvert / créé une nouvelle manière de fabriquer mes modules. J’aimerais créer une collection avec cette technique.

Vos photographies sont très belles, est-ce que vous les prenez vous-même ?
Merci ! Oui, je prends mes propres photos. A l’université j’ai pris un cours de photo et avec un peu de connaissances Photoshop et je fais en sorte que mes  photos soient présentables.

Pourriez-vous nous indiquer 5 ressources média où vous puisez votre inspiration ?
pinterest.com
klimt02.net
trendland.com
designboom.com
instagram.com

De quel moment de votre carrière êtes-vous la plus fière ?
Ce dont j’ai été la plus fière jusqu’ici c’est d’être présentée dans l’ouvrage “Textile Art around the world” d’Hellen Bakker.

Quel serait le projet de vos rêves ?
Mon rêve serait de réaliser des pièces énormes.

Professionnellement, quel est votre objectif ?
J’aimerais faire de la bijouterie conceptuelle et les exposer à l’étranger mais j’aimerais aussi avoir un atelier bien équipé qui me permettrait de travailler avec de nombreux matériaux différents et pas seulement textile.

Où peut-on voir votre travail ? Où peut-on l’acheter ?
Etsy shop : lidaaccessories.etsy.com
Facebook : facebook.com/Lidaaccessories
Instagram : instagram.com/lidaaccessories

Photographie : Lidia Puica
Article & blog : Flore Vallery-Radot

–  –  –

In English

–  –  –

Lidia Puica is a very talented Moldavia artist who creates jewellery. Each piece is a real work of art. One of her necklaces turns a dull dress into a beautifully chic outfit. Her jewellery original shapes are inspired by nature, plants and the magic world of coral. Lidia uses very traditional techniques such as crochet and embroidery to create her poetic oddities.
The materials she chooses are simple and beautiful: wood, cotton fibers, glass… The shapes she creates are complex and unexpected. The intimate blend of embroidered surfaces, crocheted excrescences and beads looking as if they were growing out of round spaces, are a constant surprise.

In Transylvania, where she now lives, craft has been back in fashion for a few years but for Lidia it is a family affair. This creative young lady has created her own universe with its rules and techniques. I wish her to succeed in her dream to conquer the world.

Thank you so much Lidia for answering my questions.

 

–  –  –

INTERVIEW

–  –  –

Where were you born and where do you live now?
I was born in Chisinau, Moldova and now I live Cluj Napoca, Romania. I came here to do my studies and I’ve decided to stay after graduation.

Have you always been creative, even as a child?
Yes, I’ve been creative since childhood. I liked to play with all sorts of things, to draw, to make collages, to sew, to make plasticine figures and clothes for my dolls. Gradually I’ve evolved and started making my own clothing.

Do you come from an arty family?
My father and my sister are artists. My father specializes in drawing and caricature and my sister graduated the Faculty of Decorative Arts, specializing in textiles. I believe that my family influenced me the most and determined me to take the road I am on.

How have your art & design studies influenced the nature of the work you are currently making? 
I made my studies at two universities from Romania: the “George Enescu” Faculty in Iasi and I did my MA at the University of Arts and Design in Cluj Napoca. These years of studies had a great influence on me. I learned to be more organized in the creative process. I got to learn how to present my product and how to make a quality product. During my MA I made studies about contemporary jewelry inspired by natural shapes. Practically, I am now continuing what I’ve learned, but I’m using crochet as a technique because I know it best.

The jewels you create are feature pieces which can turn instantly a dull dress into a wonderful outfit. What is the size of your average necklace? Is volume key to you?
Yes, volume is key in my creations. Volume has a certain effect that makes my pieces look like wearable sculptures. The sizes are not too imposing, I’m trying to make them easy to wear, not to shock but to impress people on the street and be comfortable.

In your Etsy store, you explain that you draw your inspiration from Mother Nature. I can see corals, branches, flowers. Does the environment fascinate you?
Yes, the environment fascinates me. Nature is perfect and there’s so much inspiration out there!

Can you tell us a bit more about your creative process? Do you draw your design first or is it a bit more intuitive?
The creative process depends on the situation. If I am making a collection, I make it by the book. I do research, I look for images that would inspire me, after that I do some sketches, I choose the materials and colors, and only after that I start actually working at them.
But most of the time, when I make a solo piece, I let myself go and improvise, making the creative process more spontaneous and the result unpredictable.

What materials do you use?
I like natural materials like wood, cotton fiber, small stones, seashells, but I also like colors which I can only find in synthetic fiber and all sorts of beads. I try combining them in a pleasant way.

What techniques are generally needed to create a piece?
Most of the time I use crochet and embroidery. These techniques allow me to achieve both shape and interesting textures.

Do you work alone?
I generally work along but my sister and my boyfriend sometimes help me.

What does a typical day at work involve for you?
A typical day starts by waking up at 7 am, a good coffee, email, calendar and today’s agenda. After that I start working. I usually work until 7 pm with a lunch break. I am satisfied if by the end of the day I am able to finish my tasks.

Do you create seasonal collections?
Yes, sometimes when I am inspired I also make seasonal collections, the most important thing being the right colors and types of fiber.

What are you are currently working on?
I’m currently working on the concept for a new collection. Recently I discovered/created a new way of making my modules and I would like to create a collection this way.

Your photographs are truly beautiful. Do you take your own pictures?
Thank You! I make my own pictures. In the faculty I took a class in photography and with a bit of Photoshop knowledge I make my photos look presentable.

Can you list for us 5 resources across any media that you turn to regularly for creative inspiration?
pinterest.com
klimt02.net
trendland.com
designboom.com
instagram.com

What is your proudest career achievement to date?
My proudest achievement to date is appearing in a publication called “Textile Art around the world” by Hellen Bakker.

What would be your dream project?
My dream project would be making large scale textile art creations.

Professionally, what is your goal?
I would like to make conceptual jewelries and to exhibit them abroad but I would also like to have a well equipped workshop that would allow me to work with different materials, not only textiles.

Where can we see your work and buy it? (shop, social media, exhibitions)
etsy shop: lidaaccessories.etsy.com
facebook page: facebook.com/Lidaaccessories
instagram: : instagram.com/lidaaccessories

Photography : Lidia Puica
Article & blog : Flore Vallery-Radot

Subscribe/S'abonner via Email

Enter your email to receive notifications of new posts / Entrez votre email pour recevoir une notification à chaque nouvel article.