France Archives - Flore Vallery-Radot

{interview} Soierie Vivante : sauvegarde du patrimoine de la soie à Lyon

Association Soierie Vivante - Interview - transmettre le savoir pour le sauver sur Tricotine.com

L’ancien atelier-appartement de Madame Létourneau est l’un des derniers véritables ateliers-maison de canuts de la Croix-Rousse à Lyon. Sauvés par l’association Soierie Vivante vous pourrez admirer ces imposants métiers de passementerie en noyer ouvragé.
Photo : Maxime Brochier

Association Soierie Vivante - Interview - transmettre le savoir du tissage sur Tricotine.com

L’association Soieries vivantes se tourne aussi vers les nouvelles générations et offre des cours de découverte et d’initiation au tissage aux enfants.
Photo : Ludivine Machado

Association Soierie Vivante - Interview - sauver les tissages de Lyon sur Tricotine.com

Grâce à la démarche de ce groupe de passionnés, la préservation de ces machines ancienne et du savoir faire de tissage et de passementerie est préservé.
Photo : Maxime Brochier

Association Soierie Vivante - Interview - sauver les soiries de Lyon sur Tricotine.com

Les ateliers transformés en musée vivant se visitent.
Photo : Maxime Brochier

Association Soierie Vivante - Interview - sauver les metiers a tisser sur Tricotine.com

Si vous passez par Lyon, une visite s’impose à ces témoins de l’âge d’or de la soie qu’a connu la ville.
Photo : Maxime Brochier

Association Soierie Vivante - Interview - sauvegarder les soiries de Lyon sur Tricotine.com

La beauté de ces machines est indéniable. La beauté des textile qui en sortent est fabuleuse.
Photo : Maxime Brochier

Association Soierie Vivante - Interview - passementerie et tissage sur Tricotine.com

Les fils les plus utilisés sont les fils de soie, d’argent et d’or.
Photo : Maxime Brochier

Association Soierie Vivante - Interview - musee lyonnais sur Tricotine.com

La cuisine de l’appartement-atelier de Madame Madame Létourneau.
Photo : Maxime Brochier

Association Soierie Vivante - Interview - musee lyonnais de la soie sur Tricotine.com

La cuisine de l’appartement-atelier de Madame Madame Létourneau.
Photo : Maxime Brochier

Association Soierie Vivante - Interview - metier jacquard sur Tricotine.com
Cartes percées créant un  motif. Les aiguilles viennent soie buter soit passer à travers le carton.
Photo : Maxime Brochier

Association Soierie Vivante - Interview - decouverte des metiers jacquard sur Tricotine.com

Démonstration de la mécanique jacquard.
Photo : Maxime Brochier

Association Soierie Vivante - Interview - aidez a sauver la tradition sur Tricotine.com

Détail d’un métier à passementerie. Plusieurs galons sont tissés simultanément. Ces bandes au décor riche souvent tissés de fils d’or sont la plupart du temps fabriquées pour l’armée, l’église et l’ameublement.
Photo : Maxime Brochier

Association Soierie Vivante - Interview - a Lyon sur Tricotine.com

L’association a pour but de redonner vie aux métiers à tisser et de les faire fonctionner ‘en vrai’.
Photo : Maxime Brochier

Association Soie Vivante - Interview - Details metier de faconne sur Tricotine.com

Explication du fonctionnement d’un métier de façonné.
Photo : Maxime Brochier

Association Soierie Vivante - Interview - transmettre le savoir sur Tricotine.com

Initiation au tissage pour les enfants.
Photo :

 

Hélène Carleschi, animatrice du patrimoine à l’association Soierie vivante, a accepté de répondre à nos questions.

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INTERVIEW

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Comment vous êtes-vous lancée dans l’aventure de cette association, comment cette dernière est-elle née ?
Me concernant, j’ai joint l’association en 2006, à l’occasion de mon stage dans le domaine du guidage. J’ai été très séduite par le fait d’apprendre à tisser pour l’expliquer au public, et aussi par le potentiel énorme des activités pour enfants, qui étaient alors en développement. Après mon stage, je suis restée faire du bénévolat quelques temps, puis j’ai pu être embauchée à mi-temps, puis 3/4 temps et enfin à plein temps :-) cela fait bientôt 10 ans que je travaille à Soierie Vivante, et j’ai toujours autant de plaisir à accueillir le public, montrer le fonctionnement des métiers à tisser, ou animer les activités pour enfants…
Concernant l’association, elle est née en 1993 grâce à Henriette Jeanne Létourneau, maître passementière qui avait vendu son atelier à la Ville de Lyon en prenant sa retraite, pour créer un atelier culturel. Après 10 ans sans que rien ne se passe, elle a été très surprise et déçue de voir que la Ville allait, en 1992, transformer son ancien atelier en logement de fonction, et que ses anciens métiers à tisser allaient être remontés dans les réserves de la Ville. Elle tenait vraiment à ce que l’ensemble (les métiers + l’atelier) soit préservé comme un tout. Après quelques “remous” (pétitions, articles dans la presse…), ses amis l’ont incitée à créer une association de sauvegarde du patrimoine, qui s’appellera donc Soierie Vivante!

De quels métiers parlez-vous ?
Aujourd’hui nous présentons au public 2 anciens ateliers de tissage: le siège de l’association s’appelle l’atelier municipal de passementerie, c’est lui qui appartenait à Madame Létourneau. Dans cet atelier se trouvent des métiers à tisser de passementerie, datant de 1750 à 1890, qui fonctionnent pendant les visites, et qui réalisaient autrefois quotidiennement des galons pour l’armée, des ornements d’église…
L’association présente aussi un deuxième lieu au public, l’atelier municipal de tissage, où se trouvent un métier à bras, datant de 1860, et 2 métiers mécaniques des années 1950. Nous faisons des démonstrations de tissage sur ces métiers. Le local de l’atelier municipal de tissage se visite aussi, nous avons conservé la partie “vie de famille: l’ancienne cuisine, et la “soupente”, chambre à coucher en mezzanine au dessus de la cuisine. Les familles vivaient et travaillaient sur le même lieu.
Nous avons aussi des petits métiers à tisser, utilisés pendant nos activités de tissage, avec des enfants ou des adultes, mais ceux-ci sont récents: ils datent de 2007, et ont été conçus par nos bénévoles…

Que risquent ces anciens ateliers sans votre intervention ?
L’association a pour but de présenter des métiers à tisser “dans leur jus”, c’est-à-dire dans leur lieu d’origine. C’est grâce à Soierie Vivante que l’atelier de tissage est devenu municipal en 2013. C’est en effet l’association qui a proposé son achat à la Ville. Cet atelier appartenait à Madame Fighiera, qui le louait à l’association pour qu’elle puisse le présenter au public. La Ville de Lyon, après avoir acheté l’atelier de tissage, l’a fait mettre aux normes de sécurité, et a fait confiance à Soierie Vivante pour le présenter au public.
Soierie Vivante s’occupe de l’entretien des métiers à tisser, en les faisant fonctionner régulièrement (même si nous ne faisons pas de production), et de faire connaître ses ateliers au public le plus large.

Avez-vous des buts précis pour l’année 2016 ? Organisez-vous des événements/projets dans les prochains mois ?
Nous n’avons pas de projet particulier pour 2016, outre les manifestations auxquelles nous participons régulièrement : journées du patrimoine, forum des associations, nos activités pour enfants… Et nos visites, bien entendu. Nos locaux étant petits, nous ne pouvons pas organiser d’expositions…

Que pouvez-vous conseiller à nos lecteurs pour vous aider ?
Soierie Vivante est une petite association, qui compte environ 250 adhérents, amoureux du patrimoine lyonnais et souhaitant le préserver. En tant qu’association d’intérêt général, l’adhésion est déductible des impôts. Nous serions ravis si vos lecteurs souhaitent adhérer à Soierie Vivante.
Nous sommes également à la recherche de nouveaux bénévoles, pour nous aider dans nos activités quotidiennes. Nous formons bien sûr les bénévoles!

Merci beaucoup Hélène pour tout ce que vous faites ! Et merci de nous avoir fait prendre conscience de la nécessité de garder ces machines en fonctionnement et le savoir-faire qui leur est attaché vivant.
En ces temps sombres où le musée des tissus de Lyon, plus grand et riche musée de ce type dans le monde, est sur le point de fermer ses portes (voir ce numéro de la Gazette des arts textile de Tricotin.com), il est vital que l’on préserve le dernier atelier-maison de canut de Lyon en état de fonctionnement. Sans la démarche de généreux bénévoles et de passionnés ces morceaux d’histoire en seraient plus que des photos et schémas dans des livres. Les passionnés d’histoire et d’arts textiles vous disent merci.

J’encourage ceux qui s’intéressent au tissage et à l’histoire de la naissance et du déclin des soieries lyonnaises depuis le rêve de Louis XI en 1466 jusqu’à nos jours, à lire la section Patrimoine du site Soierie vivante. Elle est concise et bien faite.

 

NOTE : Certaines photos ont été “découpées” pour entrer dans la page de blog verticale. Pour voir les originaux, rendez-vous sur le site de l’association par ici pour le tissage et par là pour la passementerie.

PLUS D’INFOS :
le site de l’association
suivez Soierie vivante sur Facebook

 

{interview} Justine and Cow et son monde imaginaire

Interview exclusive de l'artiste plasticienne Justine and Cow sur Tricotin.com

Oeuvre de Justine and Cow : buste de lièvre.
Photo Justine and Cow.

Interview exclusive de l'artiste plasticienne française Justine and Cow sur Tricotin.com

Oeuvre de Justine and Cow : Créature rouge.
Photo Justine and Cow.

Interview de l'artiste plasticienne Justine and Cow sur Tricotin.com

Oeuvre de Justine and Cow : Créature bleue.
Photo Justine and Cow.

Interview de l'artiste Justine and Cow sur Tricotin.com

Oeuvre de Justine and Cow : Créature verte zoom.
Photo Justine and Cow.

Interview de l'artiste Justine and Cow et ses poupées étranges sur Tricotin.com

Oeuvre de Justine and Cow : Créature verte exposée en Allemagne.
Photo Justine and Cow.

Interview de l'artiste Justine and Cow et ses poupees brodes sur Tricotin.com

Oeuvre de Justine and Cow : Sculptures Créatures.
Photo Justine and Cow.

Interview de l'artiste Justine and Cow - decouverte de ses oeuvres sur Tricotin.com

Oeuvre de Justine and Cow : Créature brodée.
Photo Justine and Cow.

Interview exclusive de l'artiste brodeuse Justine and Cow et se oeuvres textiles sur Tricotin.com

Enluminure textile de Justine and Cow.
Photo Justine and Cow.

Interview exclusive de l'artiste plasticienne eet brodeuse Justine and Cow sur Tricotin.com

Enluminure textile de Justine and Cow.
Photo Justine and Cow.

Interview exclusive de l'artiste Justine and Cow et Claude Delamarre sur Tricotin.com

Collaboration entre Justine and Cow et son compagnon peintre Claude Delamarre sous le nom de JU-DE.
Photo Justine and Cow.

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A priori rien ne prédisposait Justine and Cow à devenir une artiste plasticienne, après des études de tailleur sur cristaux ! Mais en réalité son travail plein de poésie qui peut inspirer la tendresse mais aussi la crainte ou une forme de prise de conscience, est le fruit d’une passion de toujours pour les jolies choses, minérales ou végétales. Son style s’est construit en laissant aller son inspiration et ses mains. Elle a accepté de nous en dire un peu plus et de répondre à nos questions. Merci Justine !

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INTERVIEW

Quel est votre nom ?
Justine & cow….. me va très bien, merci beaucoup.

Où êtes-vous née, et où habitez-vous ?
Je viens de la Vallée de Sainte Marie aux Mines (Oui oui …le carrefour Européen du Patchwork), je vis près de Strasbourg depuis 8 ans.

Quelle est votre formation ?
J’ai une formation de tailleur sur cristaux.

Qu’est-ce qui a été le déclencheur de votre travail actuel ?
C’est en quittant ma vallée de Sainte Marie Aux Mines (SMAM) que le textile est arrivé dans mon travail, c’est amusant !

Comment décrieriez-vous ce que vous faites ?
Je suis plasticienne recycleuse et re-créatrice dans le sens de redonner vie à différents jouets, tissus, bouts de bois.
Mon travail, surtout les ‘créatures’, représente “nos” parcours de vie. Les chemins qui nous transforment, qui nous rendent étranges et attachants aussi .

Est-ce que vous pourriez me parler un peu plus de votre message, ce que vous avez envie de dire ou les sentiments que vous avez envie de provoquer chez les visiteurs ou les gens qui voient vos œuvres ?
Je sais que mon travail ne laisse pas indifférent, l’on aime beaucoup ou pas du tout. Quelques fois les visages de poupées, qui deviennent “créatures”, peuvent heurter des personnes. Cela nous renvoie à notre enfance, notre mal d’enfance, notre mal d’enfant, à nous même.
Puis certaines de ces personnes apprivoisent mon travail, il faut un temps à l’étrangeté.
D’autres fois mon travail fait sourire, ou même rire. Je n’ai pas envie de provoquer j’ai juste envie de laisser parler mes doigts et ma tête. Les “créatures” représentent “nos” parcours, nos chemins de vie qui nous transforment et nous rendent étranges par moment et attachants aussi.
C’est très agréable de rencontrer son public et d’échanger. Les personnes sont très différentes. Je suis surprise par le regard des jeunes gens et par celui des personnes plus âgées, des personnes vraiment plus âgées 70 ans et plus. J’ai eu de très beaux compliments. Tout cela est très encourageant pour moi.

Quelles sont vos méthodes, techniques textiles préférées ?
Je cherche mes matériaux tout près de chez moi aux Emmaüs et sur les marchés aux puces pour les poupées et les jouets. Pour le textile aussi. De belles et bonnes vieilles jupes, des tissus d’ameublement, des vestes. C’est plutôt la couleur, la matière, (lainage et coton) et les motifs qui vont guider mon choix. Quelquefois on m’ apporte du tissu et on m’offre de vieilles poupées. A l’atelier je range un peu tout cela, puis quand je créer je ne réfléchis pas. J’attrape ce qui vient et je construis.

Si vous pouvez m’en dire un peu plus sur le moment de leur découverte ou qui vous a appris.
Personne ne m’a appris mon travail et je n’aime pas le mot autodidacte. Petite je faisais des musées de racines dans la forêt derrière la maison à Lièpvre. Tout était possible dans ma grande fratrie. J’ai beaucoup dessiné, j’ai peins sur de vieilles planches, j’ai appris le métier de tailleur sur cristaux… Rien d’autre qu’une vie ordinaire avec comme respiration la création. Un besoin vital. Un chemin qui s’est imposé gentiment. Puis des rencontres, de belles rencontres encourageantes.

Quelle est la place de vos activités artistiques dans votre vie professionnelle ?
Je suis à la maison des artistes et je vis de mon travail.

Quel serait le projet ou la collaboration de vos rêves ?
Mon rêve serait de voir notre travail à la Halle Saint Pierre. Un endroit magnifique, mon endroit préféré à Paris.
Je travaille quelques fois à quatre mains, notamment avec mon compagnon qui est peintre. Claude Delamarre
Nous travaillons sous le pseudo de JU-DE.

Où peut-on acheter/voir vos oeuvres ?
– A la galerie Galerie BW, à Bad Bellingen en Allemagne
– A la tisserie à Brandérion. L’exposition “poupées chic ou poupées choc” durera du 9 avril au 8 mai 2016.
– Lors du Wilwerwiltz Festival au Luxembourg du 5 au 8 mai.
– Lors du Carrefour européen du Patchwork à SMAM du 14 au 18 septembre
– A la place des Arts de Strasbourg, de Mulhouse et de Besançon entre mars et octobre.
– Festival du Point de Croix à Kutzenhaussen ( Alsace ) octobre 2016
Je signale sur ma page FB et sur mon blog les différents événements, expos, marché d’art et ateliers.

Suivez Justine and Cow sur Facebook, son blog et son Instagram.

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